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 Et non, je n'avais pas de masque de pierre. (FINIT)

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Mist Mentiuwir
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MessageSujet: Et non, je n'avais pas de masque de pierre. (FINIT)   Mar 28 Fév - 23:58

Mist Mentiuwir
Royaume : Nero - Âge : Bloquée à 13 ans d'apparence, j'en ai plus de 50 - Origine : Avant, humaine, après, mort-vivante

Pouvoir/Capacité : En plus d'être capable de sentir les âmes des gens (savoir si ils en ont plusieurs, si la leur a été remplacée, si leur âme est bonne ou mauvaise, ou encore si ils sont normal), je suis en la possession d'un livre nommé "Soulsiphon Requiem, Last Hope of the Banished", il me permet de :

-Rentrer à l'intérieur comme si c'était une maison. Ce livre contient une sorte de tout petit monde prenant la forme d'une île flottant dans le vide avec tout ce dont quelqu'un aurait besoin pour vivre dans un chalet, le Chalet des Âmes, seul le détenteur du livre (moi) et les âmes capturées peuvent y accéder et seul la propriétaire (toujours moi) peut en sortir quand bon lui semble, elle peut aussi bannir les âmes capturées si elles se montrent... Dissidentes. Dans ce monde de poche, les âmes peuvent voir à travers la vue de la propriétaire quand elle est dans le monde réel par le billet de la télévision, et elles peuvent s'adresser à elle en lui parlant mentalement. Une fois à l'intérieur de ce tout petit monde, le livre reste là où il était dans le "monde réel", c'est à dire par exemple soit sur une montagne d'Arancioni, soit dans un arbre de Verde, soit sous l'eau de Blu, soit enterré dans le sable de Giallo et ect... L'utilisateur du livre peut communiquer depuis ce monde jusqu'au monde réel, un peu comme si c'était le livre qui s'était mit à parler tout seul. Détruire le livre ne peut pas détruire son petit monde et tout ce qui se trouve dedans, mais cela peut y piéger l'utilisateur si il ou elle se trouve à l'intérieur jusqu'à que le livre se reconstruise de lui même assez loin de la position de sa destruction.

-Voler l'ombre de mes adversaires pour les attaquer en reproduisant la première attaque que je les vois lancer de manière limitée*, ce qui veut dire que je ne peux attaquer en première dans un duel. Pour vaincre un adversaire de mon niveau, il me faut pas un, mais deux imparables/raté.
(*:Par limité, je veux dire que si vous venez d'attaquer avec un grand coup d'épée et que vous avez décapité ou démembré quelqu'un, votre ombre fera la même chose mais en ne réussissant qu'à faire une entaille plus ou moins profonde. Si par contre vous n'avez que fait une belle entaille à quelqu'un, l'ombre pourra normalement pouvoir faire la même. L'ombre n'est pas encore assez puissante pour vaincre quelqu'un d'un coup, d'où la nécessité de deux imparable/raté.)

-Récupérer l'âme d'un adversaire sur le point de mourir* pour la garder avec moi, je ne peux rien faire avec sauf me divertir dans le monde de mon livre en sa compagnie, l'âme y est piégée tant que je ne décide pas de la libérer.
(*:Avec accord du créateur ou de la créatrice du personnage si il est question de PJ ou de PNJI)

-Faire apparaître un grand chandelier dans lequel je peux m'installer pour me protéger d'éventuelles attaques venant d'en bas, ou pour simplement me réchauffer avec les flammes à l'intérieur ne m’infligeant bien entendu pas de dégâts puisqu'elles sont produites par le chandelier que j'ai, moi, la belle Mist, invoqué. Toutes attaques venant du ciel peuvent m'atteindre directement, l'armure n'affecte que celles venant d'en dessous. Je ne peux rien faire tant que je suis dans le chandelier, je peux juste y rester pour m'y protéger, pas moyen d'attaquer ou de me déplacer. Le seul moyen de faire des dégâts qui sont pour le moment très mineurs, c'est avec le dé de défense du chandelier si jamais on vient l'attaquer qui ne sera du coup pas un dé de défense mais un dé d'attaque, les flammes sont vraiment très faibles, par exemple un imparable fera comme si vous vous brûliez juste très rapidement la main sur je ne sais quoi, ça risque de laisser une marque, mais rien de bien grave, et les flammes ne peuvent faire prendre feu quoi que ce soit, elles sont juste là pour êtres chaudes, je ne peux pas allumer de feu de camp avec (même si j'en ai pas besoin puisque je suis déjà morte, ça ne me fait du coup ni chaud ni froid ! Ha ha ha ! Ha ha...! Ha... Ha... Hem hem.) Pour faire apparaître le chandelier, je dois faire un dé d'action, raté = je vais me faire foutre, réussit ou parfait = je peux aller me faire foutre mais avec le sourire.
(Effets des dés d'attaque ennemie :
-raté = l'ennemi ne brise pas le chandelier
-réussit = l'ennemi brise le chandelier mais ne fais aucun/que peu de dégâts au protégé
-parfait = l'ennemi brise le chandelier et fait de jolis dégâts au protégé
-imparable = l'ennemi brise le chandelier et fait d'énormes dégâts au protégé sans la vaincre en un coup
Effet des dés de défense du chandelier :
-raté = les flammes du chandelier ne font rien du tout à l'attaquant
-réussit = les flammes du chandelier brûlent un tout petit peu l'attaquant, encore, si on peut appeler cela brûler... Il a juste été réchauffé, au moins il choppera pas de rhumes
-parfais = les flammes du chandelier brûlent un peu l'attaquant, comme si il avait posé ses doigts sur une lampe défectueuse (Je parle en connaissance de cause, ça fait super mal en vrai, mais ça laisse pas de marques de brûlures ni rien)
-imparable = les flammes du chandelier brûlent assez l'attaquant pour qu'il ai l'impression d'avoir laissé son bras trop près du feu un peu trop longtemps, il a bien cuit, mais reste encore très saignant)


D'autres personnages t'appartiennent sur Yume no Sekai ? : Mour et Ahriana

Un dernier mot ? : Oui.




Tomber de haut, c'est pas qu'une expression... Ben j'ai toujours pas compris la chute de la blague si c'en était une.


J'aime bien discuter, j'aime bien rigoler, j'aime bien jouer, j'aime bien manipuler les gens, les torturer, les diviser, les tourmenter, bref, je suis assez sympathique ! Oui oui je sais je suis une méchante et bla bla bla, c'est ce que tout le monde me dit, mais... Sous mon point de vue, les méchants, c'est tout les autres ! Je fais passer ma personne avant la votre, je suis celle qui mange votre plat préféré alors que vous allez mourir de faim, celle qui bois des cascades d'eau alors que vous allez mourir de soif, celle qui fait des tas de choses avec ses bras et jambes pour vous les faire envier puisque vous n'en avez certainement pas. Ce que je déteste ? C'est quand ce que je voulais faire n'arrive pas parce que quelqu'un à fait tomber mon plan à l'eau (même si c'est parfois ma faute, je dis toujours que c'est celle d'un autre pour me défouler gratuitement sur quelqu'un), je déteste aussi tout le monde au niveau racial, est-ce que je peux dire que je suis raciste si je pense que si vous n'êtes ni une âme ni quelqu'un comme moi alors vous êtes moches et sales ? Nan, je préfère appeler ça "être réaliste", vous êtes vraiment moches et vraiment sales, vous connaissez la douche ? Car je le précise aussi, j'adore me moquer des gens et les briser mentalement ainsi, je trouve ça exquis ! Ho et dernière chose, je suis infectée par une très grande maladie nommée "la luxure un peu trop hardcore", à cause de cette maladie, par exemple, si vous me coupez la tête, je vais juste adorer la sensation de douleur que cela me procurera, et je vais me mettre à fantasmer sur mon propre corps parce que j'aurais un peu la vue à la troisième personne, je suis du coup quelqu'un de super tactile qui a des délires super étranges, c'est bizarre, je sais, mais c'est comme ça... Mais vu que je me trouve parfaite comme ça...
N'allez pas me traiter de tarée, ok ? Sinon il va vous arriver des choses.:
 


Histoire simple, vie chiante, mort nulle, histoire compliquée, vie bien remplit, mort... Mort bien remplit aussi ? Nan ça fait nécrophile ! Quoi que j'ai plus le choix avec ça du coup...




Histoire postée en double post car sinon je n'arrive pas à tout placer dans un seul message, même en dessous de 10000 mots ça veut pas Sad !

Code par Morino Ryoushi.


Dernière édition par Mist Mentiuwir le Sam 4 Mar - 23:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Et non, je n'avais pas de masque de pierre. (FINIT)   Ven 3 Mar - 0:42

Bonjour et bienvenue de nouveau à toi jeune aventurière. Je viens aujourd'hui vers toi pour te souhaiter une simple bienvenue et demander un peu plus de détail au sujet du monde du livre. S'agit-il d'un monde de poche, comme un havre-sac ? Ou est-ce un monde en dehors du monde des rêves ? Et de même pour le pouvoir de l'ombre, je n'ai pas bien saisit l'idée du pouvoir. Il te faut un dé réussit pour voler l'ombre de la personne ? L'ombre reproduit exactement les mouvements ennemi pour en copier les capacités ? Est-ce une simple marionnette avec les capacités de l'utilisateur et cela fonctionne comme la Clef de Malva avec les souvenirs ? Bref, bonne chance à toi pour la suite de te fiche jeune aventurière. Ah, et, P.S : La face imparable n'existe pas pour le dé de défense.

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-You think, you have power over me ?-
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MessageSujet: Re: Et non, je n'avais pas de masque de pierre. (FINIT)   Ven 3 Mar - 11:33

Pour répondre aux questions :
-Le monde du livre est un peu comme un havre sac effectivement.
-Le pouvoir de l'ombre est assez simple, Mist utilise pendant un instant l'ombre de la cible pour lui faire prendre une forme en dimensions et la fait fonctionner telle une marionnette, l'ombre copiera alors les premiers mouvements de son propriétaire pour l'attaquer en lui faisant des dégâts moindres par rapport à l'action d'origine si les dés sont réussis. L'ombre disparaît et retourne aux pieds de son propriétaire après l'attaque. Elle doit attendre l'attaque adverse suivante pour pouvoir la copier et attaquer une nouvelle fois.
Quant à l'imparable au dé de défense je ne savais pas, je n'avais pas fais attention, je modifierais alors ma capacité.
En espérant avoir répondu de manière compréhensible x) !
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MessageSujet: Re: Et non, je n'avais pas de masque de pierre. (FINIT)   Ven 3 Mar - 13:29

Bienvenue et Bonne chance pour ta fiche !!!

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MessageSujet: Re: Et non, je n'avais pas de masque de pierre. (FINIT)   Sam 4 Mar - 23:44

Je vivais autrefois dans les sombres rues du royaume auquel j'appartenais, mon monde en était un médiéval avec un grand côté surnaturel, chevaliers, guerres, rois, et fantômes, démons, magies... Nous vivions dans l'époque la plus sombre par laquelle l'histoire était passée, nous étions divisés, rongés de jours en jours par la famine, la guerre face à d'autres royaumes approchait tandis que la guerre civile nous détruisait, beaucoup mourraient, peu survivaient, et pourtant le royaume perdurait.

C'était là que le côté surnaturel faisait son entrée, malgré toute ces destructions, toute ces morts, le royaume restait debout, et ce n'était pas grâce à la volonté des humains de survivre et de se battre contre la mort jusqu'au bout. Moi qui vivait assez heureuse et bien éduquée malgré mon tempérament turbulent au sein d'une petite communauté de gens démunis, tentant de s'en sortir tant bien que mal, je pouvais bizarrement le sentir, facilement le deviner, ceux qui marchaient dans les rues dans lesquels nous marchions aussi n'étaient plus eux même, par là, je voulais dire que leur âme avait été dévorée et remplacée par une autre, plus sombre, plus dangereuse.

Des êtres surnaturels nous entouraient, nous, et d'autres communautés de "survivants", prisonniers d'un royaume aux lois les plus dures, soumis au tyran nous servant de roi, mais malgré le sombre futur auquel nous étions malheureusement tous destinés, nous restions heureux. Nous volions nourriture, eau, et bijoux, et nous ne nous faisions jamais prendre, une vie de fourbe, une vie qui nous plaisait même si nous rêvions encore d'une vie meilleure. Moi, je me divertissais en jouant des tours à tout le monde, je m'étais gravée à l'esprit que je faisais ce que je voulais, que personne n'avait le droit de m'empêcher de prendre rien qu'un bout de pain à un camarade, que personne n'avait le droit de me causer du tors, bref, j'étais une sale peste.

J'avais encore 8 ans à l'époque où j'étais encore avec ce qui me servait de famille, je leur menait la vie dure, mais je les aimais, je les adorais, et je ne le faisais pas assez remarquer. Ce qui me coûta de tous les perdre. Ils m'avaient exclus de la "famille", m'obligeant à partir loin d'eux, seule, parmi ce qui était sensé être des humains. Je découvrais un sombre côté de la vie qui m'affectait plus que tous ce que j'avais déjà pu voir, la perte de ma famille. Qu'allais-je devenir maintenant ? Je savais ce qui arrivais à ceux qui ne faisaient pas attention, ils se faisaient attraper, emmener aux cachots, et ils subissaient une espèce de rituel bizarre, puis... Ils n'étaient plus jamais les mêmes. Je le sais car ma curiosité et mon manque de divertissement d'un mauvais jour lointain dans le passé m'avait obligé à me faufilé dans les égouts de la ville pour aller embêter les prisonniers.

Je ne voulais pas finir comme eux, alors que faire ? Je devais me cacher, mais après ? Je ne pouvais pas me cacher éternellement, j'allais forcément finir par mourir de faim ou de soif, je risquais même d'attraper des maladies qui ne pouvaient m'infecter avant, dans mon ex-famille, les anciens avaient le secret d'un vaccin nous protégeant des virus quels qu'ils soient. Je voulais revenir les voir, m'excuser, leur dire que je ne les embêterais plus jamais, mais il était trop tard, ils ne revenaient jamais sur leur décisions. Alors j'allais me cacher dans une vieille maison en bois abandonnée, j'allais y vivre tant que je le pouvais à l'abri des regards, j'allais me débrouiller seule, je n'avais pas le choix, impossible de quitter le royaume, la Garde Fantôme laissait les gens entrer, mais jamais sortir.

Je volais de la nourriture, de l'eau, je ne jouais plus des tours aux gens, je ne me divertissais plus, je n'étais plus heureuse. Quand je sortais dehors la nuit pour voler, j'avais constamment peur, non pas peur de mourir d'un grand coup dans le crâne, mais peur de tomber sur des gens bizarres qui essayeraient de me faire des choses, ou peur de tomber sur la Garde Fantôme qui me capturerait pour me faire subir leur espèce de rituel. Un soir, je décidais de ne pas sortir, j'avais faim et soif, mais j'avais trop peur pour sortir, c'était de la torture, à ce rythme j'allais finir par mourir, je commençais à tomber malade, j'avais mal au crâne, un début de fièvre, un simple rhume peu tuer ici, alors une fièvre... Mes heures étaient comptées.

Le lendemain, je ne sortais toujours pas, ma fièvre s'était déjà grandement aggravée, j'étais à l'étage de la maison délabrée au toit troué, il pleuvait, j'étais étalée au sol par ma maladie, je n'avais plus la force de bouger à cause de la faim et de la soif, je devenais complètement folle, bref, c'était partit, j'allais faire mon petit voyage tranquille vers les cieux... Au moins je ne me suis pas faite attrapée, je peux déjà m'en réjouir ! Sauf que petit imprévu, quelqu'un avait décidé de retarder mon voyage. C'était trois jeunes filles, elles semblaient jouer, elles rentraient dans la maison en essayant d'être discrètes, elle devaient jouer à cache-cache, ou alors elles étaient ici parce que c'était à l'origine leur petite cachette secrète.

Était-ce des filles venant de communautés comme la mienne ? Non. Elles montaient à l'étage, trempée par la pluie, elles étaient en robe de nuit et en sandales, le tout de couleurs claires, l'une avait les cheveux bleus, l'autre les avait noirs, et la dernière les avait blancs, elles devaient être des bourgeoises ou des nobles, ce qui était étrange, c'est que tout les bourgeois et les nobles que j'avais connu avaient une âme corrompue, la leur était... Pure. Elles me remarquèrent très rapidement, moi dans mes socques avec mon espèce de cape déchirée, elles accoururent vers moi toute paniquées, et... Je perdais connaissance. Je pouvais malgré tout les entendre, elles s'occupaient de moi, elles... Me déplaçaient ?

A mon réveil, j'étais dans un endroit mieux fermé que l'autre maison, les murs étaient recouverts de tapisseries rouges, le sol d'une moquette de la même couleur mais un peu plus sombre, j'étais dans un énorme lits aux draps de la même taille aux couleurs rougeâtres et dorées, c'était... On dirait une chambre de riche, je n'en avais jamais vu, mais je pensais pouvoir aisément le deviner. Quelqu'un vint ouvrir la porte de la chambre, une jolie femme ayant dans les alentours de 25 ans peut-être un peu plus vu son âme, c'était une servante avec un plateau en argent en mains, avec dessus des serviettes et de l'eau.


Servante : Ho ! Tu es déjà éveillée ? En voila une de bonne nouvelle, cela signifie que tu guéris plus vite que prévu.

La servante vint se rapprocher du lit et déposa son plateau sur la table de nuit à gauche du lit, elle s'assit ensuite à mes côtés en trempant un peu une serviette dans de l'eau, retirant celle qui se trouvait sur mon front pour la remplacer.

Servante : Tu te souviens de ce qu'il t'es arrivé ? Les triplées de monsieur Gabriel t'ont trouvé dans leur petit coin de jeu auquel elles ne devraient pas avoir accès, ces petites chipies ont la mauvaise habitude de sortir dehors de temps en temps la nuit malgré les interdictions de leur père ! Mais... Elles ont tout de même sauvé une vie ce soir là, la tienne.

Elles étaient effectivement comme je l'avais deviné des nobles ou de bourgeoises, les fille de "monsieur Gabriel". Ma vie était donc sauvée ? Était-ce une bonne chose ou une mauvaise ? Je devais être méfiante... Mais j'ai encore mal à la tête, je suis toujours trop faible pour bouger.

Servante : Tu n'es pas très bavarde, n'est-ce pas ? Ne t'en fais pas, tu t'habitueras vite à cet endroit. Monsieur Gabriel à l'intention de t'adopter, il pense que tu feras une excellente compagnon de jeu pour ses filles, et une si jeune fille ne devrait rien avoir à faire à la rue. Tu verras, il est vraiment une personne formidable et admirable ! Dit-elle en se relevant et en reprenant le plateau, elle se dirigeait vers la sortie de la chambre. Je vais prévenir les autres de ton réveil et je vais aller te chercher à manger, essaye de ne pas t'endormir.

A l'entendre parler, j'avais vraiment l'impression que cet endroit se trouvait dans un autre monde. J'allais être adoptée ? Qu'est-ce que ça voulait dire ? Que j'allais arrêter de vivre dans la rue ? Que j'allais avoir une nouvelle famille ? Ma tête me faisait de moins en moins mal, j'étais assez sereine, j'avais envie de faire confiance à ce que me disait cette servante, mais le doute persistait... Et si cette famille était une famille de monstres cachés sous de grands sourires et de jolies paroles ? Parfois, même ceux avec une bonne âme peuvent être horribles. La servante revint dans la chambre, elle ouvrit la porte, et n'avançant pas plus, elle la tenait pour laisser rentrer trois filles de mon âges toutes agitées, c'était mes sauveuses, suivies de le père bien plus grand, calme, marchant dans ma direction tandis que les trois filles sautaient jusqu'au lit.

Gabriel : Allons mes filles, un peu de calme, votre nouvelle amie en a bien le besoin. Je suis Gabriel, le dirigeant de cette maison et de notre famille. Tu déjà fais la rencontre de Marguerite, la servante des lieux, ainsi que de mes trois filles qui t'ont sauvé la vie en bravant encore une fois l'interdit, Rubis, Saphir, et Émeraude.

Gabriel, Marguerite, Rubis, Saphir, et Émeraude... Des noms dont je devais me souvenir puisqu'on dirait qu'ils allaient être ma nouvelle famille. En espérant qu'ils ne me jettent pas, eux aussi.

Marguerite : Monsieur, elle n'a pas prononcé un seul mot depuis son réveil.

Gabriel : Ha oui ? Jeune fille, dites moi si tu en es capable ton nom. Si tu n'as pas la capacité de parler, j'irais te chercher de quoi écrire. Je sais que tu sais écrire, j'ai aussi connu les communautés.


Ses paroles me firent directement réagir, lui aussi avait vécu dehors dans une communauté ? Comment était-il arrivé à obtenir une telle famille ? Une telle maison ? Une telle vie ? En m'asseyant alors maintenant sur le lit, retirant la serviette de mon front, je lui répondais.

Mist : Mon nom est Mist. La communauté où je vivais m'avais donné ce nom là parce qu'ils m'auraient trouvé bébé cachée dans une sorte de brouillard.


Gabriel : C'est vrai qu'il y a 8 ans il y avait beaucoup de brouillard dans le coin. Nous sommes ravis de te rencontrer, Mist. ...Marguerite ? Tu as oublié son repas.

Marguerite : Ha ? Ho bon sang mais quelle tête en l'air... J'y vais immédiatement.

Gabriel : Oui s'il te plaît. Mist ? Je vais te laisser te reposer, mes filles te tiendront compagnie en attendant, d'accord ? Elles essayeront de ne pas faire trop de bruit.


Alors, il quittait la chambre en suivant Marguerite qui accélérait un peu le pas, c'est vrai que j'avais très faim. Je n'ai jamais osé volé de la nourriture aux grandes familles comme celle-ci, je me demande ce qu'ils peuvent bien manger. Les trois filles s'asseyaient autour de moi et nous commencions alors à faire connaissance, plus tard, Marguerite revenait me servir mon repas, un grand poulet avec des légumes, des pommes de terre, et pleins de sauces, je n'avais encore jamais vu un si grand repas ! Et il était si bon, bon au point de m'en faire pleurer, et je ne pleure normalement qu'hors de la vue de qui que ce soit ! J'apprenais pendant que je mangeais que les trois filles avaient reçu leur noms de la couleur de leur yeux, Rubis avec les yeux rouges, Saphir avec les yeux bleus, et Émeraude avec les yeux verts. Nous rigolions sur le fait que en vérité moi aussi mon nom était dû à la couleur de mes yeux ! Et oui, le brouillard est gris, mes yeux sont gris, théorie du complot, tout est lié !

Les trois sœurs étaient amusantes et gentilles avec moi, j'aurais tant aimé être la 4ème fille de monsieur Gabriel, peut-être serais-je une fille adoptive ? Ce serait mieux qu'une simple camarade de jeu, en plus, elles m'appelaient déjà "sœurette". Je le sentais, j'avais ma place dans cette famille, dans cette maison qui ne devait pas en être une vu sa taille. J'en apprenais aussi plus sur la personnalité de mes "sœurettes", Rubis était calme et tête en l'air, c'était le genre de fille à ne pas comprendre les blagues et à en faire d'excellentes sans le faire exprès. Saphir était moins calme, un peu plus énergétique et bossy, elle aimait faire sa petite chef, et elle arrivait à ne pas être énervante avec ça car elle rappelait tout le temps derrière qu'elle n'était pas faite pour faire la chef et ect, elle était très franche avec les autres et elle même quand il s'agissait de dire des choses gentilles. Émeraude était la plus énergétique des trois sœurs, elle était un peu comme moi, elle aimait jouer des tours aux autres, se moquer gentillement-méchamment d'eux, la menteuse de service qui savait dire la vérité quand il le fallait, elle était fourbe et c'est ce qui faisait son charme.

Il commençait à se faire tard, mon mal de crâne disparaissait, passer un si bon moment avec des gens de mon âge m'avait fait un bien fou, il était très rare de croiser des enfants de 8 ans dans la rue, ils ne survivaient que rarement. Monsieur Gabriel venait dire à ses filles qu'il était l'heure d'aller se coucher, alors... Elles ne sortaient pas de la chambre pour aller dans la leur, elles étaient déjà dans la leur, ce lit était si grand qu'il pouvait accueillir 6 personnes, alors moi et les triplées allions dormir dedans, ceci était mon nouveau chez moi, ma nouvelle vie, mon sombre destin s’éclaircissait enfin.

Le lendemain, lorsque je me réveillais, il n'y avait personne à mes côtés, Rubis,  Saphir, et Émeraude étaient déjà partit prendre leur petit déjeuné. Je me levais alors du lit, et je ne remarquais que maintenant que je n'étais plus vêtue de mes vêtements déchirés et de ma cape, j'espérais qu'ils n'avaient pas jeté ma cape, j'y tenais beaucoup, c'était dans celle là que l'on m'avait trouvé dans la rue. Je sortais de la chambre et je me retrouvais dans un long couloir, le mur de gauche recouvert de toiles, et le mur de droite parsemé de fenêtres et de rideaux ouverts, le soleil était resplendissant aujourd'hui, je ne l'avais jamais vu comme ça, comme si... J'allais passer une vrai bonne journée.

Je traversais le couloir pour arriver au niveau des escaliers, l'un descendant, l'autre montant. Si je tendais un peu l'oreille, je pouvais entendre les triplées en haut, alors je descendais les escaliers pour aller les rejoindre. En continuant d'avancer, j'arrivais dans un grand salon éclairé par le fenêtres et par un feu de cheminé, c'est vrai qu'il faisait assez froid. Je me faisais interpeller par Gabriel depuis la cuisine pour me prévenir de l'emplacement de la pièce, au moins, je n'avais plus à les chercher. J'allais les rejoindre à table, c'était une grande table dorée et rouge avec une grande quantité de nourriture, il y avait les trois sœurs, Gabriel, ce qui semblait être sa femme, Marguerite et d'autres servantes, et enfin moi.

Voir autant de nourriture me rendait malheureuse, je n'oubliais pas la vie dehors, ceux qui meurent de faim alors que nous nous gavons dès le matin... Mais Gabriel, remarquant mon attitude un petit peu négative lors du petit déjeuné, m'expliqua comme il pouvait le pourquoi il ne pouvait point donner cette nourriture.


Gabriel : Notre maison se trouvant dans un quartier riche et protégé, les communautés vivent bien trop loin d'ici, et tenter d'aller les voir serait une grande erreur, à la vue de la nourriture, ils nous sauteraient dessus à cause de leur famine monstrueuse. Nous essayons tout de même d'envoyer des rations de manière anonymes dans les rues en espérant qu'ils tombent dessus, c'est là malheureusement tout ce que nous pouvons faire pour eux, tu dois savoir comment ils sont lorsqu'il est question de nourriture.

Il avait raison, je me souvenais qu'un jour, quelqu'un vint essayer de nous donner à manger et à boire dans la plus grande des bontés, sauf qu'avec le manque de confiance abusif des communautés, la mienne s'est mise à attaquer le pauvre homme qui n'eut même pas la chance de rentrer chez lui, comme on le disait, "il s'était fait marcher sur la tête". Même moi parfois je me battais comme une sauvage malgré la bonne éducation que les anciens nous avaient fournis pour de la nourriture, et en arrivant ici, je n'étais qu'une bête apeurée et blessée, il m'aura certes fallu peu de temps pour m'habituer à mon nouvel habitat, mais je n'oublierais pas mes origines pour autant. Je demandais aussi à Gabriel comment il s'en était sortit dehors.

Gabriel : Dans les communautés, il existe trois type de personnes, les anciens, ils sont ceux qui ont vécu avant la misère, ceux qui savent, ceux qui ont la sagesse, ils ne sont plus que très peu aujourd'hui. Ensuite, nous avons les malades, ils ne le sont pas à proprement parler, mais l'erreur de monde dans lequel ils vivent les rendent malade, ils sont peut-être éduqués, civilisés, mais seulement entre eux, ceux qui sont extérieur à leur groupe sont des ennemis, je précise qu'ils ne sont que ce qu'ils sont à cause de la misère, non pas à cause d'eux même.

Et enfin nous avons les chefs, ils sont ceux qui ont écouté les sages, et qui ont suivit leur éducation à la lettre, ils sont capable de vivre avec leur communauté et avec le monde extérieur, ils sont les diplomates de leur groupe, ceux qui sont assez intelligents pour diriger, ceux qui savent s'imposer. J'étais un chef. La communauté que je dirigeais se dispersait de plus en plus, nous étions tous devenus ennemis à cause de la nourriture, nous nous volions entre nous, nous nous entre-tuions, tout les anciens avaient été tués, c'était une guerre interne.

Voyant que je ne pouvais rien faire pour les sauver, pour leur faire recouvrer la raison, je décida de partir loin d'eux tous à la recherche d'un but à ma vie hormis ma propre survie. J'ai donc laissé parlé mes arts et compétences, je me suis rendu dans les quartier riches avec autant de tenue dans mes manières que dans mon apparence, et c'est en défiant dans de nobles duels les bourgeois combattant que je me suis sauvé de la misère. Ils me prêtèrent une rapière pour me faire combattre dans un duel aussi équitable que possible, ce n'étaient pas des combats à mort bien sûr. J'enchaîna pendant une semaine entière les combats, je prenais à chaque secondes plus de valeur, les bourgeois ne se sentaient pas insultés d'être battus par un misérable rat de la rue, ils étaient honorés et rassuré de voir que même en ces bas titres il existait des gens capables et débrouillards.

C'est grâce à mon talent pour le combat à la rapière, mes paroles bien formulées, et ma tenure droite que j'ai réussi à rejoindre leur rangs, d'après eux, une personne aussi noble d'âme que moi ne devait pas rester dehors, je méritais une vie, j'avais gagné ce que certains ne méritaient pas, j'avais gagné mon futur et vaincu mon sombre destin. Maintenant, j'avais un chez moi, et je n'avais plus à me soucier de rien, Marguerite était déjà présente, elle était sensée avec ses amies s'occuper de toute les tâches de la maison, sauf que je voulais les traiter comme mes égales, alors je travaillais avec elles, résultat, aujourd'hui, elles mangent à notre table et non pas à la cuisine, il n'y a pas de raisons d'éloigner de si bonnes amies !

Dans ce groupe de servantes se trouvait même une femme dont je tomba foooollement amoureux, n'est-ce pas, Marie ? J'épousa la plus belle des femmes sous les applaudissement de tout mes autres compères, aucuns bourgeois n'épousait sa servante, ils étaient mariés par leur parents dès leur 18 ans, moi j'étais libre de choisir ! Et j'ai fais le meilleur des choix, résultat, je suis proche d'un grand nombre de bourgeois, j'ai une famille composé d'excellentes amies, de la plus adorable des femmes, et les plus innocentes des filles qui même dans la bêtise arrivent à sauver une vie. Je ne pouvais rêver d'une vie meilleur, hier, la famille s'est agrandie avec ton arrivée, Mist, et dans un futur proche ou lointain, elle s'agrandira encore et toujours !


C'était incroyable, Gabriel s'était élevé depuis les abysses des rangs sociaux pour aujourd'hui briller aussi fort que le Soleil lui même ! Il était un leader né, il était cette exception qui avait toute ses chances de s'en sortir, moi j'étais celle qui avait eu la chance de tomber sur ses filles, je pouvais m'estimer heureuse. Gabriel me demanda ensuite comment moi je me débrouillais dans la communauté à laquelle j'appartenais, je lui racontais alors que tout ce passait un peu comme il l'avait dit, jusqu'à que tout se brise pour moi.

Je lui expliquais que j'aimais bien faire des farces aux plus grands, cela ne les dérangeait pas, ça les faisait même rire ! Mais dès lors que je leur vole rien qu'un peu de pain... Ils décident de m'exclure, de me bannir. J'avais beau promettre de me faire pardonner en donnant toute ma nourriture et toute mon eau, ils ne voulaient rien savoir, c'était avec de grands coups de pied au derrière que l'on me faisait partir, puis... Ils connaissent la suite, je me suis retrouvée dans cette maison abandonnée, je suis tombée malade, puis les trois sœurs m'ont trouvé. Émeraude profita du moment pour demander à son père quelque chose qui lui était très important, à elle, à ses deux sœurs, et à moi.


Émeraude : Papa ! Est-ce que Mist peut être notre soeur ? Camarade de jeu c'est bien, mais soeur, c'est mieux !

Gabriel : Et bien... Si Mist est d'accord, dans ce cas je veux bien ! Mais je veux qu'elle sache avant tout que devenir ta soeur à toi, Rubis et Saphir, revient à la rendre responsable comme vous, elle devra prendre soin de vous comme vous prendrez soin d'elle, et-

Rubis : Ne t'inquiète pas, nous nous traitons déjà ainsi !

Gabriel : ... C'est parfait alors ! Donc, programme de cette après-midi, nous irons à la mairie y enregistrer Mist, vous viendrez avec moi toute les quatre, et Marie, tu veux aussi venir j'imagine ?

Marie : La question en se pose même pas, je vais avoir une quatrième fille aujourd'hui !


J'allais... Être officiellement membre de leur famille ? C'était... C'était comme une rêve improbable qui se réalisait. Alors nous jouions avec les triplées jusqu'à l'après midi, après le déjeuné. On avait réparé ma cape et fournit d'autres vêtements très jolis, j'étais contente, enfin je retrouvait ma cape, c'était un vêtement si précieux pour moi... En plus, je m'en servais comme doudou ! Une fois tous prêts et prêtes, nous allions pouvoir sortir dehors, Gabriel ouvrait la porte, tout le monde sortait, et moi j'étais la dernière, j'avançais tranquillement vers la sortie, et... Je restais paralysée. Impossible de mettre le pied dehors, j'étais prise d'une énorme peur d'un coup, j'avais été traumatisée par la rue, par l'extérieur, je refusais corps et âme de sortir d'ici.

Gabriel remarquant ce qu'il se passait et devinant le pourquoi je ne pouvais pas sortir vint me voir, et me proposa de rester à la maison pour le moment, il pouvait comprendre que retourner dehors devait être difficile pour moi... Est-ce que je vais me sentir comme ça à chaque contact avec l'extérieur ? Je n'espère pas, il y a des choses que je n'ai jamais vu que je devais découvrir. Marguerite me proposait de visiter la maison de la famille, vu que je n'avais rien d'autre à faire et que cela m'intéressait de savoir ce qui composait cette maison, j'acceptais. Elle me montra tout ce qui se trouvait au rez de chaussé, au premier étage, et au dernier étage. Marguerite me fit visiter chaque pièce, sauf une seule du dernier étage, le bureau qui se trouvait à côté de celui de Marie, celui de Gabriel. Il était interdit d'y aller, même les triplées n'y rentraient pas, personne ne sait ce qu'il y a dans cette pièce sauf son propriétaire, Marguerite me disait que la serrure était très solide et très difficile à crocheter, de plus, elle était blindée, je ne pourrais jamais y aller.

Je pouvais pourtant sentir quelque chose de très étrange dans ce bureau, en me concentrant, je pouvais sentir une certaine disharmonie, comme si... Des centaines de milliers d'âmes étaient entrain de s'entre-choquer sur un point précis dans ce bureau. Un bruit se fit entendre depuis le rez de chaussé, des assiettes qui venaient de tomber par terre, une servante avait eu un petit accident. Marguerite décidait de descendre pour l'aider à nettoyer, elle me demandait d'aller l'attendre dans ma chambre le temps qu'elle finisse.

N'étant plus dans le champ de vision de Marguerite, je retournais vers le bureau de Gabriel, cette sensation... Que pouvait-il bien y avoir là dedans ? Alors fouillant un peu dans la salle à manger au dernier étage, je trouvais aisément une épingle à cheveux en fer, et une fois en main, je fonçais jusqu'à la porte du bureau, je voulais savoir ce qui se cachait là dedans, c'était trop risqué, j'allais peut-être encore me faire jeter à cause de ça, mais je n'y pouvais rien, je ne me contrôlais plus, je voulais savoir à tout prix, d'où vient toute cette disharmonie à la fin ?

Je crochetais la porte en quelques secondes, ce n'était pas la première fois que je faisais ce genre de porte, une fois déverrouillée, j'ouvrais la porte et je rentrais dans le bureau de Gabriel, je refermais silencieusement la porte derrière moi. C'était un bureau comme celui de Marie, une table avec des tonnes de feuilles éparpillées dessus, des crayons, des dossiers, bref, rien de bien étrange. Et pourtant... Je sentais encore cette sensation désagréable. Je la suivais comme si je me servais de mon odorat, cela me mena à une sorte de petit coffre posé sous le bureau. Je le prenais, je le crochetais aussi, et je l'ouvrais.

Il y avait à l'intérieur un grand livre, "Soulsiphon Requiem, Last Hope of the Banished", titre bizarre... Je m'apprêtais à l'ouvrir, lentement, sûrement, et une fois ouvert... Rien. Et rien était un mauvais signe, les âmes que je sentais danser dans ce livre, elles étaient encore plus fortes, elles semblaient se dégager du livre, elles allaient sortir ?! Le livre brilla d'une lumière violette, il faisait émaner de lui une espèce d'aura de la même couleur. J'essayais de le lire, il y avait des dessins bizarres sur les pages avec des textes illogiques, des sortes d'énigmes je crois, ou des incantations, je ne sais pas, je ne peux pas dire. Le livre brilla d'une lumière cette fois-ci encore plus intense que tout à l'heure. Des rayons s'éjectaient du livre avec puissance, et avant même d'avoir le temps de jeter le livre loin de moi, un rayon vint me traverser le corps. Je laissais tomber le livre par terre tandis que les rayons continuaient d'être tirés dans tout les sens, ils sortaient par le dessous de la porte et par les fenêtres en les brisant, j'étais paralysée par une énorme douleur.

Je tombais en arrière sur le sol, j'avais mal à un point inimaginable, je n'étais pas blessée, et pourtant, mon corps me faisait énormément souffrir pendant des minutes qui me semblaient passer comme des années, je criais, j'hurlais, je pleurais, jusqu'à m'évanouir. Plus tard, je me réveillais, je n'avais plus mal, mais je me sentais... Étrange. Que m'était-il arrivé ? Je tourna mon regard vers un miroir posé dans un coin du bureau alors que je me relevais, quelque chose n'allait pas. Ma peau est maintenant pâle, et en plus... Une sorte de croix flotte derrière moi, comme si elle était liée à moi... Elle était ornée de crânes, il y avait cette espèce d'aura violette qui l'entourait... Qu'est-ce que c'était ?

La sensation que j'avais par rapport au livre, je la sentais encore plus intensément mais plus dans le livre... A l'extérieur, dans les couloirs et étages inférieurs de la maison, comme si j'avais libéré des centaines de milliers de morts prisonniers du livre. Il y avait une dernière chose... Je ne sentais plus mon âme, elle était encore bien présente dans mon corps mais... Elle avait changé... Comme si c'était l'âme d'un cadavre, une âme froide, silencieuse... Pourtant je me sentais bien, je n'avais plus mal comme je l'ai dis, j'avais l'impression qu'hormis ces changements physiques rien d'autre n'avait changé en moi. Ce n'était qu'une impression. Quelque chose avait bien changé, les battements dans ma poitrine, où sont-ils passé ? Que fait mon cœur ? Une petite pause ? Un cœur ne fait pas de pause, sauf chez les morts.

Est-ce que cela voulait dire que j'étais morte ? Je ne savais pas, je ne pouvais pas le confirmer, je ne pouvais pas sentir si mon corps était chaud ou froid. Un cœur qui en bat plus, une âme froide, une peau très pâle, j'avais toute les caractéristiques d'un mort, sauf que j'étais encore debout, je pensais encore, j'étais... Une mort-vivante ? J'avais peur de ce que j'étais devenue, de ce qu'il m'était arrivé, de ce que j'avais fais de mal en ouvrant ce livre. Je marchais jusqu'au livre et je le ramassais, tout ce qu'il contenait était sortit. Quelqu'un frappait à la porte, d'un sursaut, je me retournais vers celle-ci et je m'approchais, j'ouvrais lentement, prête à refermer à tout moments.


Marguerite : Mist. Tu as désobéit.

C'était Marguerite qui rentrait dans la pièce.

Mist : J-je...! Je suis désolée, je ne savais pas, j'étais juste trop curieuse, je voulais savoir ce qu'il y avait dans le bureau de monsieur Gabriel, p-pardon !


Marguerite : Je vais devoir te punir en attendant que monsieur Gabriel ne revienne... TU AS ÉTÉ UNE VILAINE PETITE FILLE...!


Quelque chose n'allait pas, pourquoi tant de violence dans ces paroles ? Ce regard sombre... Cette lueur rouge dans ses yeux... je pouvais sentir des centaines d'âmes maléfiques se battre dans son corps, son âme à elle était piégée, elle souffrait, elle était possédée par les âmes aux maléfiques. Heureusement, quelqu'un arriva par derrière, une grand homme avec une rapière à sa ceinture, il assomma Marguerite qui se jetait sur moi pour me poignarder avec un couteau de cuisine qu'elle venait de sortir d'un coup dans la nuque.

Gabriel : Ho, c'était donc Mist qui avait ouvert le livre. J'aurais dû lui expliquer pourquoi il ne fallait surtout pas rentrer avant de partir, même si j'imagine que Marguerite l'avait prévenue... J'imagine que comme les autres il n'y a pas moyen de la sauver.

Mist : Non ! N-ne me frappez pas, pitié, je ne savais pas ce que je faisais ! Je le jure !
Disais-je ne pleurant.

Il avait la main sur la poignée de son arme, il me regardait en fronçant les sourcils, hésitant, il semblait troublé. Son âme était encore là, intacte, il n'était pas possédé, il me croyait possédée ?


Gabriel : Mist... C'est vraiment toi ? Tu n'es pas devenue folle ni rien ?

Mist : Non, j-je n'ai rien fait de mal, j-j'ai juste ouvert le livre e-et je ne sais pas ce qu'il s'est passé ! C-c'est pas ma faute ! Je le jure !

Gabriel : C'est bon ma fille, je te crois, ne t'en fais pas.


Gabriel me prenait alors dans ses bras, il en profitait pour mieux m'observer, il remarquait la croix flottante derrière moi, ma peau pâle, et surtout d'après lui gelée. Il s'excusait en disant qu'il aurait dû me prévenir, il disait savoir que je serais capable d'ouvrir cette porte, un oubli fatal de sa part. Il m'accompagna dans ma chambre.

Dans la chambre se trouvait allongées sur le lit Rubis, Saphir, et Émeraude, elle étaient elles aussi évanouies, elles aussi étaient possédées, mais leur âme si pure combattait bien les âmes maléfiques. Gabriel me demandait de les surveiller, il m'expliquait que le royaume entier était devenu complètement fou, il avait l'intention de protéger la maison au mieux, il allait avant cela aller enfermer les possédées, je lui expliquais ce que moi je ressentais, ce que je savais sur les âmes, sur ce qu'il arrivait aux gens.


Gabriel : Ils sont possédés ? Et mes triplées aussi ? Bon dieu... Veille sur elles, cherche dans le livre si il existe un moyen de les sauver, en attendant, je vais défendre les lieux. Je reviens bientôt. Promit.

Il quitta ensuite la pièce. J'allais m'asseoir ensuite sur mon lit devant mes trois sœurs en cherchant quelque chose me permettant de sauver tout le monde... ... ...Il n'y avait rien, rien du tout qui me permettrait de renfermer les âmes que j'avais accidentellement libéré. Je sentais du mouvement dans le lit, c'était Rubis, elle s'était réveillée.

Mist : Rubis ?! Tu vas bien ? Comment tu te sens ?

Je sentis à l'intérieur d'elle seulement quelques secondes après quelque chose d'horrible, son âme était piégée par les dizaines de milliers d'âme maléfiques tentant de prendre le contrôle d'elle, ces dizaines de milliers d'âmes fusionnèrent, n'en formant plus qu'une surpuissante, extrêmement sombre... L'âme de Rubis était piégée, et n'avait plus aucun contrôle sur son propre corps... Elle se leva et roda un moment dans la chambre tel un zombi, puis... Elle se mit à fouiller dans un tiroir, jetant derrière elle crayons, colles, feuilles, puis... Elle garda dans ses mains une paire de ciseaux.


Rubis : Mist, je peux t'emprunter ta jolie peau ? J'ai envie de faire du découpage !

D'un coup, les deux autres sœurs se réveillaient elles aussi, elles avaient subit le même sort que Rubis au niveau de leur âme. Elles me plaquèrent sur le lit et me gardèrent dessus, j'étais complètement bloquée tandis que Rubis s'approchait dangereusement de moi, j'avais beau essayer de les raisonner en leur parlant, ça n'avait aucun effets sur elles, elles étaient devenues de véritables psychopathes. Rubis venait se mettre au dessus moi pour se préparer à me poignarder avec ses ciseaux, mais avant qu'elle ne le fasse, je lui mi un coup de genoux au derrière pour la faire passer par dessus moi, puis je me libérais de l'étreinte de Saphir et Émeraude.

Je devais aller chercher Gabriel, et vite ! Je courrais vers la porte de la chambre en reprenant très rapidement mon livre, et j'essayais d'ouvrir... Elle était fermée à clé, qui est-ce qui s'amusait à fermer les portes comme ça ?! Je me retournais, et je voyais les triplées foncer vers moi, elles allaient me tuer ! Alors dans la panique, j'ouvrais mon livre, et j'utilisais un sort pour faire apparaître un chandelier. Je me trouvais dedans, j'étais dans des flammes qui ne me faisaient rien, qu'est-ce que c'était que ça ? J'étais... Bien protégée...


Saphir : Hoooooo ! Regardez ! Mist s'est cachée dans un chandelier qui est sortit de nulle part !

Émeraude : C'est classe ! Et si tu pouvais descendre, on a besoin de ta peau ! Soit pas égoïste, alleeeer ! Descends !


Je ne répondais pas, je restais cachée, j'avais peur. Au fil des minutes, le chandelier dans lequel je me trouvais commençait à doucement disparaître tandis que les triplées parlaient entre elles. Rubis disait ne plus avoir envie de faire du découpage.

Rubis : Ha ! Fais gaffe Mist, ton chandelier est en train de faire pouf !

Le chandelier disparaissait complètement, me laissant tomber par terre. Je restais au sol, cachée sous ma cape, je ne voulais pas qu'elles m'approchent, elles me faisaient peur, elle avait une expression de gentille fille innocente sur le visage, mais leurs intentions n'étaient qu'horrible, qu'avaient-elle envie de faire ?

Saphir : Han, mais te caches pas comme ça enfin !

Émeraude : Attends, j'ai une idée pour qu'elle ne se cache plus, fais voir tes ciseaux Rubis et accrochez vous toute les deux à Mist !


Elles se jetèrent ensuite sur moi à trois, elles m'arrachèrent ma cape des mains puis elles commencèrent à découper mes vêtements jusqu'à qu'ils soient en petits carrés, elles avaient vraiment perdu la raison. Elles avaient acquis une force physique abusive même pour un adulte.

Rubis : Bien, maintenant tu peux plus te cacher ! Saphir, Émeraude, allez me cherche une grosse chaîne dans le sous sol s'il-vous-plaît, je vais surveiller Mist en attendant !

Elles quittèrent la pièce en défonçant la porte d'un simple coup de pied... Rubis m'attrapa alors et me transporta jusqu'au lit où elle m'allongea, elle se mit en suite au dessus de moi en se craquant les doigts.

Rubis : Je vais te montrer un truc très drôle en attendant !

D'un mouvement vif, elle planta sa main dans mon ventre et elle commençait à jouer avec mes organes et avec mes entrailles, j'hurlais de douleur, je n'avais jamais eu aussi mal de ma vie, intestins, reins, estomac, utérus, poumons, et cœur, sa main touchait et jouait avec tout, elle finissait par tout écraser, j'en vomissais tellement la sensation était horrible et douloureuse. Après une bonne minute de torture, elle sortit sa main de mon ventre après avoir tout remit en ordre dans mon corps, puis elle utilisa une sorte de sort bizarre. L'intérieur de mon corps se réparait, ainsi que l'extérieur.

Rubis : Tadaaaam~! C'était drôle, nan ? Moi aussi je peux faire des tours de magie, t'as vu !

Les deux sœurs revenaient dans la chambre avec une chaîne de taille moyenne, elle était grosse, lourde, solide... Qu'allaient-elles faire avec ? Émeraude apporta la première extrémité jusqu'au mur au dessus du lit et elle l'incrusta dedans à la seule force de ses bras, tandis que Saphir attachait l'autre extrémité à ma cheville.

Rubis : Tu sais quoi Mist ? T'es spéciale, on avait prévu de jouer qu'aujourd'hui avec toi puisque tu ne tiendrais pas plus longtemps que ça, mais toi aussi tu sais faire des tours de magie, tu as une croix qui flotte, et depuis la dernière fois tu es devenue super froide et pâle ! En plus j'ai écrasé ton cœur mais tu es encore vivante, t'as un secret pour rester vivante, non ? Du coup on va jouer avec toi jusqu'à... La fin des temps ? Ouais ? Ça vous va les filles ?

Saphir : Une vie entière de jeux avec Mist ?! Ho ouiiiii ! Je veux !

Émeraude : Ho ouais ! J'ai des centaines de milliers d'idées de jeu en plus !


Et c'est depuis ce moment là qu'un véritable enfer démarra, pendant plus de 40 longues années. Durant ces 40 longues années, les triplées changèrent physiquement, elles n'ont pas vieillit, mais... Elles sont devenus des espèces de monstres aux étranges manies. Rubis, Saphir, Émeraude, elles se ressemblaient toute les trois comme trois gouttes d'eau de couleur différente, une fourrure leur avait poussé sur leur corps, des crocs s'étaient formés dans leur bouches, des griffes avaient poussé au bout de leur mains et pieds, une lueur d'énergie brillait de leur eux, elles ressemblaient à des animaux sauvages.

Quant à moi, je n'avais fais que grandir jusqu'à mes 16 ans, puis je n'avais plus jamais changé, je ne grandissais et vieillissait plus, j'étais coincée avec l'apparence d'une fille de 16 ans, tandis qu'à vu d’œil, on en donnerait 20 à mes sœurs. Mon apparence physique n'ayant que très peu changé durant toute ses années de torture presque non-stop, mais mon apparence mentale avait changé en tout points. J'étais devenue complètement folle, j'avais perdu toute mes vertus, toute ma pureté, toute mon innocence. Mes sœurs m'avaient fait toute les sortes de torture. J'étais devenue folle au point de me mettre à apprécier la douleur, je m'étais mise à aimer que les triplées me fassent du mal sous toute les formes possibles, j'étais leur chienne, et elles étaient mes maîtresses.

Le soir, elles dormaient avec moi comme si nous étions encore petites, la chaîne que j'avais à la cheville ne me permettait pas de quitter la chambre, pendant toute ses année, je n'ai pas pu quitter cet endroit, ni même essayer de fuir, et dans mon état mental actuel je ne pouvais même pas penser à fuir, tout ce quoi à je pensais était de faire plaisir à mes sœurs en subissant leurs "jeux". Un certain soir, vu que j'avais été très sage, elles m'avaient autorisé à lire mon livre si j'en avais envie, elles ne m'avaient jamais laissé le lire, ça devait faire... 34 ans que je n'ai pas eu l'occasion de le lire ?

Alors, pendant que mes sœurs dormaient, je restait assise dans un coin et je feuilletais le livre, je le redécouvrais, j'avais même presque oublié comment lire ! Je tournais les pages jusqu'à tomber sur un certain chapitre, celui du monde du livre, une sorte de dimension de poche... C'était une dimension où seul moi et les âmes que j'avais capturé pouvaient accéder... Un monde avec tout ce dont on aurait besoin pour vivre comme si l'on était au paradis... Une image illustrait la page, un grand chalet avec à l'intérieur plein de chambres, un salon gigantesque, une grande cuisine, une énorme salle à manger, une grande salle de bain commune, de grandes sources thermales, des salles de jeux, et se trouvait aussi dedans des objets qui n'ont pas encore été fabriqués, comme des télévisions, et d'autres objets électroniques, tout ce dont on pourrait rêver, et encore, j'en passe... Un lieu de rêves !

Je m'imaginais aller dans ce monde là avec mes sœurs, on s'amuserait beaucoup ! Mais sachant que seul moi et les âmes peuvent y aller, cela voudrait dire que je devais les tuer pour les faire venir, jamais je ne ferais ça à mes maîtresses ! Ha ha ha ! Ha ha... Ha... Je reprenais alors conscience, je me rendais compte de toute les horreurs que l'on m'avait fait subir, je me rendais compte de tout... Et si... Mes sœurs et moi vivions éternellement dans ce monde ? Rien que elles et moi... En plus, les tuer reviendrait à les libérer de l'âme démoniaque que les possède, je leur rendrait donc service ! Je leur ferais une fois dans ce monde visiter le chalet, et je jouerais tout les jours avec elles, bien sûr, sans la torture, cela fait du bien mais sans plus, j'ai préféré le côté "luxure" ces dernières années.

Je me devais de les tuer maintenant en un seul coup... Avec leur ombres ! L'ombre n'attaque que en copiant la première attaque que j'ai vu telle personne faire, Rubis m'avait ouvert les entrailles pour jouer avec... Saphir m'avait étouffer lors d'une partie classée dans le dossier "luxure" et que je ne citerais pas sachant que moi je n'avais pas besoin d'air pour survivre, et Émeraude s'était amusée à me poignarder tout le corps pour pouvoir compter le nombre de trous que j'avais à la fin...!

J'utilisais donc ce sort, je regardais trois ombres se lever, prendre des formes, et faire subir à mes sœurs les premières souffrances que chacune m'avaient faites. C'était si facile, si jouissif, j'étais en train de libérer mes sœurs ! Émeraude mourut la première, suivie de Rubis qui venait de voir son cœur se faire écraser, et quelques minutes plus tard Saphir qui ne pouvait pas respirer avec cette chose dans la gorge. Elles ne pouvaient lutter, c'était des ombres. Je pouvais sentir leur âmes maléfiques disparaître, laissant partir leur âme pure que je récoltais et je les envoyais dans le monde du livre, et enfin, je les rejoignais.

Je me trouvais maintenant derrière mes sœurs qui se tenaient là, debout, devant le Chalet des âmes, elles regardaient leur mains et jambes griffues avec effroi, elles se regardaient ensuite entre elles avec un grand sentiment de culpabilité envers tout ce qu'elles m'avaient involontairement fait, elles me cherchaient du regard, jusqu'à afin me trouver. Elles n'osèrent approcher de moi, elles ne savaient pas quoi dire, ni que faire. Cela faisait très longtemps que je ne les avais pas vu avec une telle expression au visage, la tristesse.

Mist : Rubis, Saphir, Émeraude... Bienvenue dans notre nouvelle maison ! Disais-je avec un grand sourire franc.

Elles se mirent toute les trois à pleurer et à se jeter dans mes bras en s'excusant encore et encore de tout ce qu'elles m'avaient fait, je leur disait qu'elles n'y étaient pour rien, que c'était ma faute, que si je n'avais jamais ouvert ce livre rien de tout cela ne serait arrivé. Mais en même temps... Si je n'avais jamais ouvert ce livre, nous n'aurions jamais connu cet endroit.

Mist : J'ai quand même une question maintenant que j'y pense, vous avez tout vu ? Ressentit ? Et ect ?


Saphir : Oui, on a tout vu, tout ce qu'on a bien pu te faire, tout ce que tu as subit...

Émeraude : ... Mais nous n'avons rien ressentit, comme si nous étions prisonnières de notre propre corps, on a vu, c'est tout... Mais comment as-tu fais pour décider de nous... "Tuer" ? Tu n'étais pourtant pas dans l'état mental de le faire, enfin... Tu vois ce que je veux dire.

Mist : Oui, j'étais esclave de vos désirs corrompus. C'était pendant que vous dormiez quand je lisais mon livre, je suis tombée sur la page parlant de ce monde de poche, alors j'ai imaginée que nous étions toute les trois dedans, puis j'ai réfléchis et je me suis souvenue que seul moi et les âmes des morts pouvaient venir ici, et que si vous vouliez venir ici, alors il vous fallait mourir, j'ai donc repris conscience de tout ce qu'il se passait, je me suis souvenue qu'en vous tuant, je libérerais vos âmes, je n'avais qu'à les faire venir ici pour vous garder ! Et maintenant que c'est fait, nous allons pouvoir rester ici à tout jamais, vous verrez, il y a plein de choses à faire dans le chalet, on ne s'y ennuiera pas ! Et puis le monde extérieur est perdu, je ne peux pas le sauver même si il doit y avoir la place ici, c'est juste que je ne suis qu'une fille avec un livre, pas une déesse, donc... Vivons et jouons ici comme avant quand nous étions petites ! On y craint ni la faim, ni la soif, ni la fatigue, ni la maladie, ni la mort, il n'y a que de bonnes choses ! Alors ? Vous voulez rester avec moi ?


Elles se regardèrent toute les trois, puis hochèrent la tête, enfin, nous allions pouvoir vivre correctement toutes ensembles, plus de torture, que du bon temps dans le chalet. Rubis avait néanmoins une dernière question.

Rubis : Est-ce que tu penses pouvoir nous rendre notre véritable apparence ? Nous sommes peut-être à l'état d'âme, mais nous avont gardé cette forme de... Monstre...

Mist : Je ne peux malheureusement pas faire cela, c'est ce que vous êtes devenues à cause des âmes maléfiques. Une âme n'a pas d'apparence de base, elle se sert alors de l'apparence physique de son possesseur, et voici la votre... Mais ne vous inquiétez pas, je vous trouve magnifique ainsi, et je suis déjà habituée à vous voir comme ça !

Saphir : Oui mais... C'est assez gênant de se balader nues comme ça...


Arf, j'avais oublié ce détail... Moi je me suis habituée à rester nue, je ne pense pas remettre de vêtements avant un moment, et puis on est dans un monde de poche, du coup on peut se moquer de ce genre de choses ! Je vais juste garder ma cape pour me couvrir quand je serais en dehors de ce monde pour une petite balade, et ce sera tout. Je menais alors mes sœurs dans les chambres du chalet pour leur donner des vêtements, une fois fait, je leur faisais visiter tout le chalet, et après... Nous pouvions commencer à vivre en toute tranquillité.

Pendant un mois entier, nous avons joué ensembles, nous avons discuté, rigolé, Rubis adorait aller se relaxer dans les sources thermales, Saphir passait son temps à manger et à boire plein de nouvelles bonnes choses, Émeraude avait découvert les films et passait ses journées à en regarder, et moi je m'amusais à leur faire des farces, je leur ai même fait découvrir comment faire changer le temps de ce monde de par notre simple pensée ! Et je leur ai aussi fait ressentir quelques agréables sensations qu'elles m'avaient faite découvrir involontairement, il fallait qu'elles découvrent ça, quand j'avais commencé, elles n'aimaient pas ça du tout et voulaient que j'arrête, mais au final... Elles adoraient ça, et ça, c'est beau. Un jour, Rubis vint me demander quelque chose.


Rubis : Hey, Mist ! Est-ce que tu peux aller voir comment c'est dans l'autre monde ? Peut-être que ça a changé depuis le temps.

Mist : D'accord, je reviens vite !


Alors je quittais pendant un instant le monde du livre, et... Ouah, ça avait changé dehors ! Le livre était posé au sol dans de l'herbe, j'apparaissais juste devant, et je faisais alors face à une grande tour blanche aux formes bizarres... Quand est-ce que ça avait été fabriqué, ça ? Un squelette apparut ensuite devant moi en flottant dans les airs, c'était noooormaaaaal ! Il se présenta à moi, son nom était Dead, et il était l'un des deux ultimes de ce monde qu'était Yume no Sekai... Heu... Yume no Quoi ? Je connais Gaea, ma planète, mais pas Yume no Sekai ! Il m’expliqua alors un peu mieux la situation... J'avais littéralement changé de monde ! Comme si le livre avait été téléporté pendant que moi et mes sœurs étions dedans !

Il m'expliqua ensuite le fait que je me trouvais sur un continent composé d'un certain nombre de royaumes qui étaient tous spéciaux dû à une certaine chose, que ce soit les arts, la sagesse, la bestialité, ou encore la nature. Il restait encore nombre de choses non explorées ici, et peut-être allais-je devenir une grande aventurière. Dead me souhaita bonne chance pour mon aventure ici, puis il disparut...

Mist : *Vous... Avez vu ce que j'ai vu...?* Disais-je mentalement à mes sœurs qui regardaient à travers moi grâce à la télévision dans le monde de poche.


Saphir : *C'était... Un squelette volant ?*

Émeraude : *Mais comment il fait pour...?*

Rubis : *Il ne se débrouille pas avec son fémur en tout cas...!*

Mist : *Et il a aussi dit que nous n'étions plus sur Gaea, notre planète, donc qui dit nouveau monde dit nouveaux gens, et qui dit nouveaux gens... Dit nouvelles farces à faire ! Hoooo oui je vais m'éclater ici ! Je vais emmerder tout le monde !*


C'est d'un pas enjoué le livre à la main que je me lançais à l'aventure en quête de gens à emmerder ! Quoi ? Vous n'avez jamais vu une fille nue avec seulement une cape pour se couvrir un peu, une croix flottante derrière la tête, et avec un livre en main pousser une vieille dans un fossé ? Vous vivez dans une grotte ou quoi ?
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MessageSujet: Re: Et non, je n'avais pas de masque de pierre. (FINIT)   Lun 13 Mar - 1:54

Bonjour à toi jeune aventurière, je suis ici pour le jugement. Ton histoire est bien complète, bien que plusieurs fois, j'attendais peut être un peu plus (oui, je cherche les petits détails, mais je me demande ce qu'est devenue Gabriel, pourquoi le livre, pourquoi /SPAF). Je vais arrêter là, en vérité j'ai été très intéressé tout le long par l'histoire, superbe, rien à dire. Il ne me reste plus qu'à te proposer de passer la portes des rêves afin de venir dans ce nouveau monde qui n'attends plus que toi afin de partir à l'aventure. Bonne chance et bon voyage jeune aventurière.

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Et non, je n'avais pas de masque de pierre. (FINIT)
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