Partagez | 
 

 Où sont les pépéttes ? [DC]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Marx et Genesis
Rosa - Rang 2
Rosa - Rang 2
avatar

Messages : 14
Date d'inscription : 26/07/2016
Localisation : En Pleine Ruée vers les Golds !

Inventaire
Objet:

MessageSujet: Où sont les pépéttes ? [DC]   Mar 26 Juil - 17:22



Marx Ebott & Genesis





Qui est-tu ?

Âge : 24 ans/ Indéterminé.
Genre : Masculin(s).
Origine, Race ou espèce : Humain / Machine dotée de conscience.
Royaume : Rosa.

Physique

+ Marx a un physique plutôt banal de jeune homme; de courts cheveux gris-blanc, des yeux changeant du gris au doré en fonction de son environnement, une peau claire et une carrure moyenne, ni trop faible ni trop musclée. Il porte un ensemble foncé à coutures blanches sur une chemise blanche également, et des bottes montent ses jambes jusqu'à mi-mollet. Un sourire est le plus souvent présent sur ses fines lèvres où on peut voir dépasser la tige d'une sucette à la fraise, friandise dont il raffole et dont il a toujours une réserve quelque part dans ses poches, poches qui contiennent également ses cartes de tarot.
Genesis est un robot sophistiqué, mesure 1m92 et pèse (étonnement) dans les 50 kilos. Il est évidemment fait de métal, d’acier léger monochrome pour être plus précis, il n’a pas de nez, une bouche aux « lèvres » dentelées, et des lumières dorées lui servant d’yeux. Il porte un long manteau aux couleurs allant du noir au blanc en passant par le gris, avec des contours rouges. Ses jambes peuvent rappeler un compas, avec des sortes de patins aux pieds, mais ils sont le plus souvent cachés sous sa veste. Il porte aussi une lavallière (une cravate), un cadeau de Marx. Il porte à l’épaule le même symbole doré. Pour plus de sympathie, on lui a inséré une voix humaine, assez chaude et masculine, loin du bruit métallique et terrifiant qu’on peut s’imaginer en le voyant.
Mental

+ Marx est un gars assez je-m’en-foutiste sur les bords, et il adooore plaisanter. Il a la fâcheuse manie de s’amuser de situations parfois critiques. Mais lorsqu’il est sérieux, il ne l’est jamais à moitié : ses sourcils sont froncés, son regard est perçant à souhait et sa voix descend de deux tons. Mais en général il est assez sympa, et aussi assez…Dragueur…Il ne s’agit pas d’un masque, il est vraiment comme ça, mais il ne l’a pas toujours été, loin de là…
Genesis, bien qu’il s’agisse d’une machine, a une vraie personnalité. Pour tout dire, il marche par "sautes d’humeur" : pour faire simple il a des périodes, en général il est très calme, intelligent, mais par périodes il peut par exemple devenir une sorte de "Maman Poule", surtout envers Marx, non, uniquement envers Marx, ou bien mélancolique, ou carrément dépressif, ça ne dur jamais longtemps avant qu’il ne redevienne normal, il dit toujours que c’est un "défaut de programmation".
Il est très loyal, et n’a aucune difficulté à respecter les règles, du moins lorsque cela n’implique pas de mettre son Yogên en danger. En combat il garde son calme de façon impressionnante, et il a un sang-froid admirable.

Pouvoirs

+ Marx est un spécialiste en combat à mains nues et a le pouvoir de générer différentes armes de poing à partir de cartes de tarot, l'arme variant selon le symbole de la dite carte. Pour l’instant (rang 1) il n’en a que trois :
Number 0, The Fool : Un simple couteau d’une lame de 10cm. Simple mais efficace en combat rapproché.
Number 1, The Magician : Une dague à lame tordue de 7cm. Peut surprendre l’adversaire par des attaques étranges.
Number 11, Justice : Un poing américain avec des piques de 1.5cm, redoubtable lorsqu’il est associé aux puisants coups de Marx.

Genesis a plusieurs fonctions adaptées au combat, comme des bras rétractables et des mains aux griffes acérées, il est aussi rapide au vu de son poids léger, dû au métal léger dont il est fait, mais cela représente aussi sa principale faiblesse.


Histoires

Chapitre 1 : Marx, dix-sept ans, n’était ni plus ni moins qu’un voleur pickpocket vivant sous les ponts. La misère accompagnait chacun de ses pas, et il n’avait d’autre choix que de faire ce qu’il faisait. La société ne voulait pas de lui, le voyant comme un simple déchet, lui qui n’avait jamais rien eu. Mais il avait tout de même une chose : l’Amitié. Ce principe était très important pour le jeune homme qui pensait n’avoir que cela comme richesse, et ses deux amis, Farlan et Isabel, le lui rendaient bien. On pouvait dire qu’ils étaient inséparables sans prendre le risque de se tromper; ils vivaient ensemble, dormaient sous les mêmes ponts, volaient ensemble, partageaient les maigres repas. Pourtant, oui pourtant, ils avaient toujours le sourire, comme si être simplement ensemble suffisait à leur bonheur, quiconque prenant le temps de les observer et de les connaitre comprendraient qu’ils s’agissait là de braves et gentils enfants que la société avait tout bonnement rejeté sans raison valable, des victimes, mais ils ne se voyaient pas ainsi, préférant dire qu’ils avaient « échappé » au système bien rôdé de la société, qu’ils ne s’étaient pas faits laver le cerveau pour devenir de gentils petits soldats menant une vie bien rengée et réglée comme du papier à musique, et quelle musique, une litanie monotone sans aucun charme. Leur vie n’était pas rose, mais le monde ne l’était certainement pas plus.

Mais un jour tout bascula, car les bonnes choses ont toujours une fin, ou qu’on ne vit jamais un bonheur éternel, qu’importe l’expression que l’on pourrait sortir en ces circonstances, cela ne changeait rien pour Marx. Il avait perdu ses amis, sa famille, tout ce qu’il avait. Voilà les seules pensées qui tournaient en rond dans son esprit torturé.

Tués, par des vigils d’une banque qu’ils avaient tenté de braquer, sans lui, pour la première, et visiblement aussi la dernière fois. Ils voulaient lui faire un cadeau d’anniversaire, qu’ils disaient les autres qu’il connaissait dans le quartier. Un cadeau d’anniversaire ? Il était beau en effet. Il avait apprit la nouvelle le lendemain, pourtant il parvint à obtenir l’identité des vigils qui avaient ouvert le feu à volonté, répondant aux coups de sommation qu’avaient émis les deux braqueurs, seulement pour éviter qu’il n’y ait de victimes. Ç’avait été eux, les victimes, et lui aussi, dommage collatéral, comme disait les poulets. C’était bien beau tout ça, mais qu’allait-il faire ? La réponse sembla évidente, tout droit sortie d’un film d’action bateau et cliché, mais il devait le faire.

Et ce fut vite fait, il s’étonna même de ne pas ressentir de haine, de rage, pour les frapper à mort jusqu’à les défigurer, qu’ils n’aient plus rien d’humains. Pourtant il se contenta d’une balle entre les deux yeux, vite fait, proprement; ils ne méritaient même pas qu’il gaspille son énergie à s’acharner sur eux. Il quitta l’immeuble dans le plus grand des silences, puis se rendit à son pont habituel, alluma un feu, et sombra dans le sommeil sans s’en rendre compte. Le lendemain, il voyait les flics qui l’avaient dans le colimateur. Les autres du quartier l’avaient balancé, la belle affaire ; pas qu’il s’atendait à ce qu’ils le défendent non plus. Commença une longue et lassante routine.

Fuir les poulets, voilà qui était devenue sa spécialité, Marx Ebott, 21 ans, vugitif émérite. Pas qu’il ait commit de crime de guerre pour être activement recherché das tout le pays, mais lorsqu’ils l’apercevaient, les uniformes ne trainaient pas pour tenter de l’attrapper, certainement plus par rancune de toutes les fois où il leur avait filé entre les doigts que pour réellement rendre justice aux trois personnes qu’il avait assassiné de sang-froid. Il avait retrouvé le sourire, non pas qu’il allait garder la même tronche de pokerface toute sa vie, ce n’était pas dans sa nature. Et ses amis ne seraient pas contents, de le voir dans cet état…

Repensant à la belle époque il bifurqua à une ruelle sans vraiment réfléchir, mais alors qu’il constatait qu’il s’agissait d’un cul-de-sac et s’apprêtait à faire demi-tour, une réflexion de lumière attira son regard, entassé sommairement dans une benne à ordure surchargée…

Chapitre 2 :

Dans une salle à l’équipement technologique des plus avancés, plusieurs hommes et femmes s’affairaient autour de ce qui ressemblait à une table d’opération, les innombrables objets et bouts de férailles disposés dessus rendant néanmoins la reconnaissance difficile. Tout devait être parfait, réglé au millimètre près, pas un fil ne devait dépasser, pas une visse ne devait entrer de travers. De l’autre côté d’une vitre, dans une pièce adjascente, un autre homme s’occupait de surveiller les différents signaux captés par l’ordinateur qu’il avait devant les yeux, leur certifiant que tout était bon au fur et à mesure. Cela faisait bien des heures qu’ils étaient là à travailler d’arrache-pied, ils n’en savaient rien, leur concentration extrême déphasait leur notion du temps, cette même concentration qui malgré la fatigue et les gouttes de sueur perlant sur leur front ne s’ébranlait pas d’un iota. C’était bien trop important pour qu’ils se laissent aller.

Au bout d’encore un moment à la durée exacte indéterminée, mais incontestablement longue, le montage était fini, enfin. Après des mois, non, des années de travail, tout était finalement achevé. Encore quelques vérifications, confirmant que tout était parfait, il ne restait plus qu’à appuyer sur un bouton, et leur travail prendrait vie…

Pourtant, lorsque les deux lueurs dorées d’activèrent, l’homme derrière la vitre fit entendre sa stupéfaction : il n’avait pas appuyé. Quelques crissements de métal montrant un amorcement de mouvement les fit tous reculer d’un bond. Etait-ce… Réellement vivant ?! Impossible, ils connaissaient tous le projet par cœur, ils savaient tous parfaitement que rien dans la conception ne pouvait permettre cela.

A moins que…

Tous se regardèrent de concert, et eurent des sueurs froides.

Le détecteur de danger, menant à une activation automatique en vue d’une sauvegarde complète ou partielle, avec destruction de la source de menace selon le niveau de celle-ci…

Tous se ruèrent vers la porte, mais il était trop tard. La machine était en marche, elle avait été plus rapide. Pourtant, comme on aurait pu le croire dans une telle situation, l’invention ne fut pas rejetée. Non, elle avait simplement demandé trop de travail pour qu’ils la jettent aussi facilement. On classa le dossier comme un incident causé par les victimes elles-mêmes, n’ayant pas désactivé l’option « détecteur de danger » qui n’aurait dû être mise en marche que lors des tests visant à vérifier sa stabilité, et pour la première mission ensuite. Ce n’était pas faux, mais les autres membres du projet gardaient un amer goût dans la bouche. La machine, ne s’étant pas débranchée, put être désactivée, tant qu’aucun homme ne pénértait la pièce. Les tests furent menés, l’erreur réparée, et le prototype de Robot Indépendant série B put entrer en service.

« B612, tu t’occuperas d’intercepter le coupable lorsqu’il tentera de s’enfuir par l’arrière, ce qui a 96% de chances de se produire. »

« Bien reçu. »

Jusque là, personne n’avait plus eu à se plaindre du PRI B612, l’incident du premier jour fut effacé de ses données, et il s’avéra être d’une aide précieuse lors des interventions les plus délicates des Services Secrets pour qui il travaillait.

Ce robot, PRI série B, était spécial. Une invention inédite et certainement de toute beauté, technologiquement parlant. De part ses capacités d’analyse tout d’abord, il dépassait de loin celles d’un être humain même entrainé, et retenait les moindres petits détails qui pouvaient sembler insignifiants mais qui parfois s’avéraient inestimables. De part le physqiue également, rapide, efficace, très mobile et tout terrain, il pouvait se déplacer en toute indépendance, sachant par plusieurs analyses où se placer et quand. Mais ce qui était le plus impressionnant n’était certainement pas cela, mais ce qui le rendait réellement unique. En lui insérant une mini-puce contenant toutes les informations à propos d’un caractère, il pouvait adopter ce dernier, voire même le développer et l’étendre sur des situations qui n’étaient pas prévues. Cette machine était capable d’avoir une véritable personnalité, donnant souvent l’impression qu’il s’agissait d’un humain enfermé dans une enveloppe de métal.

Mais un jour tout bascula, comme un ordinateur finit toujours par vous lâcher, ou qu’un téléphone se casse, qu’importe l’exemple que l’on pourrait sortir en ces circonstances, cela ne changeait rien pour PRI B612. Il avait été jeté, comme un vulgaire déchet. Voilà tout ce qu’il pouvait constater avec son esprit trop précis mais pourtant imparfait.

Imparfait car, selon ses employeurs (ou ses propriétaires), il avait commis une erreur, par là ils voulaient dire qu’il n’avait pas obéi à un ordre. Il avait laissé s’échapper un coupable. En vrai le robot s’était toujours dit que c’était préseomptueux de directement les appeler « coupable », mais s’était abstenu de toute remarque, maintenant il lui semblait saisir. Ils faisaient ça pour ne pas semer le doute dans l’esprit des employés, pourqu’ils ne soient pas pris de regrets, ou de remords. Mais lui était bien plus intelligent pour s’arrêter à de genre de choses, et c’était bien cela qui leur avait fait peur.

Il se souvenait d’une voyante, qu’il avait dû interroger, et qui avait énoncé de but en blanc, sans qu’on ne lui ait rien demandé. "Un jour vous serez abandonné par les vôtres, et un ange aux cheveux blancs viendra vous secourir !". C’était une prophétie ; son dictionnaire lui sortit bien tous les synonymes, cela ne l’aida pas à comprendre. Comment pouvait-on faire une prophétie à une chose qui n’était pas réellement vivante ? Il se posait encore la question quand, démembré, il n’avait déjà plus conscience du reste de son corps, qu’on jetait négligemment dans une benne à ordure, au détour d’une ruelle sale et infréquantable. Son unité mère s’était mise en veille, pour préserver ce qu’il pouvait de données au cas où on le remonterait, mais quelqu’un le ferait-il seulement ? Il était une machine d’une telle complexité… La veille se transforma vite en extinction totale, et il perdit toute notion de temps et d’espace.

Chapitre 3 :

« Que… » Marx ne s’attendait pas à cela. Il s’approcha lentement, prudemment, vit un morceau de métal dépassant du couvercle et remonta ce dernier pour voir le reste… Il en resta ébahi. Une carcasse, rien que ça. Mais qui était assez idiot pour jeter un joyau pareil aux ordures, et dans un endroit pareil en plus ! A moins qu’il ait voulu s’en débarasser à l’abri des regards… Pris de curiosité et d’excitation, il sortit tous les morceaux qu’il trouvait et tentaient de les assembler. C’était que ce n’était pas qu’une simple carcasse, il y avait tout d’un robot à l’intérieur ! Il avait de la chance, l’engin n’avait pas été coupé à la scie, il pouvait donc remonter le tout… Avec beaucoup de patience. Très vite, le blanc se retrouva devant un véritable puzzle, la machine s’avérant réellement très complexe, on n’avait pas lésiné sur les détails, les matériaux non plus. Décidément il ne comprenait pas comment on pouvait sciemment jeter un tréser pareil.

Il y passa bien quelques jours, en ayant fait son obsession, il n’avait mangé qu’une seule fois, trop plongé dans son travail pour avoir vraiment le temps de chapparder de quoi déjeuner. Et un soir, alors que la nuit tombée et la ruelle simplement éclairée d’un réverbaire ne rendant pas la tâche facile, il finit enfin sa rude besogne ! Tout fier, ce qu’il avait repéré comme étant la tête de l’engin fut saisi pour être monté sur le reste du corps… Moment de vérité, qu’allait-il arriver ? Le robot allait-il se réveiller comme dans les films de Sci-Fi des années 80, à la Frank Einstein ?

Les yeux dorés d’allumèrent dans le semblant de pénombre et un bruit de fond de réfrigérateur se remettant en marche après une coupure de courant retentit. Il bondit littéralement. La machine s’allumait vraiment comme dans les films de Sci-Fi des années 80, à la Frank Einstein. Il fit encore un pas en arrière, sur ses gardes prêt à détaler au moindre signe d’agressivité.

La machine bougea à nouveau, tenta de se mettre debout avec difficulté, dans un bruit de crissement absolument épouvantable, et le blanc vit se fixer sur lui deux lumières dorées qui le firent frissonner. Cette chose semblait bel et bien vivante. Mais comment une telle chose était-elle possible ? Dans la vraie vie il voulait dire. Toutes ces choses ne se passaient que dans les fictions !

Son sentiment d’inconfort se fit encore plus prononcé lorsque le tas metallique se mit –ou du moins tenta- de parler.

« Y… Yo-Yo… »

La voix n’était, à son étonnement, pas électronique ; elle était comparable à une voix humaine, grave et chaude, bégayante.

« …Yôgen… »

Prophétie…

Son unité centrale enfin reliée au reste de son corps, B612 avait repris conscience du monde qui l’entourait, sa première vision fut ce visage aux trais jeunes, aux yeux mordorés et à la chevelure éclatante d’un blanc pur. Un ange. Une prophétie. Sa prophétie.

Ainsi elle s’était réalisée pour de bon. Il avait été abandonné par les siens, et un "ange" aux cheveux blanc l’avait secouru, libéré de ce gouffre noir sans fin qu’était l’extinction. Il n’avait pas aimé être éteint. Bien qu’il perdit conscience et fut incapable de penser, il avait néanmoins ressenti, ou une chose qui s’en approchait. Il avait "senti" les mains de cet inconnu s’affairer à le rebrancher, à chercher comment telle ou telle pièce fonctionnait, il l’avait même senti lui parler, lui faire part de la complexité de sa constitution qui ne lui rendait pas la tâche facile, d’une voix mi-amusée mi-fatiguée. Pourquoi donc ce jeune homme avait mit tant de cœur et tant de patience à le reconstruire ? N’aurait-il pas dû se lasser au bout de quelques heures, devant le mur trop difficile à franchir que représentait sa machinerie qui avait nécessité des années de recherche aux plus grands spécialistes du domaine ? Et d’abord en tout premier lieu : comment avait-il réussi ?

Tant de questions qui mettaient déjà à mal ses neurones artificielles à peine remises en marche.

Mais il prendrait le temps de répondre à toutes ces interrogations plus tard ; pour le moment, son sauveur ne semblait savoir comment prendre la situation…

« Tu, tu… T’es vivant ?! »

Une question qu’il s’était souvent posé… Il n’en savait rien, aussi il préférait ne pas y répondre, à la place, il se mit debout comme il put et se baissa dans une salutation.

« Je suis PRI B612. »

Le blanc cligna des yeux. C’était un nom ça ? Etrange, mais pas si étonnant, si on réfléchissait un peu. Il trouvait tout de même cela bien impersonnel, un simple nom, un prénom, n’aurait pas été de trop, mais il ne prit pas le temps de plus creuser le sujet. La machine avait fait preuve de civilité, ce qui avait eu le don de calmer quelque peu le voyou. Au moins il ne lui sautait pas à la gorge en voulant analyser les organes internes, il échappait au pire.

« …Moi c’est Marx. »

Plusieurs arcs électriques s’échappèrent du corps du robot alors qu’il tentait de bouger, avec peine. Le blanc, sentant un somewhat de rassurant, sourit et s’approcha lentement.

« Je crois qu’il y a encore quelques détails à régler… »

Ils passèrent le reste de la nuit ainsi, l’humain s’affairant sur le robot, avec l’aide de ce dernier. Ils parlèrent aussi, de tout et un peu de n’importe quoi. La machine n’avait aucune trace dans sa mémoire d’une discussion de ce genre menée avec quelqu’un, c’était une première pour lui, et il devait avouer que cela faisait du bien, réellement.

« Que faites-vous dans la vie ? »

« Tu peux me tutoyer tu sais ? Je suis un… professionnel de la fuite ! »

« Un quoi ? »

Le blanc rit à la crédulité du robot, et avec un sourire un brin triste, il répondit sincèrement.

« Un criminel recherché, en cavale depuis des années… » Un silence passa, avant qu’il n’ajoute. « Tu ne vas pas m’arrêter ? Tu bosse pour les poulets pourtant. »

« Ca a dû être difficile. »

« Hein ? »

« De s’enfuir, encore et encore, pendant des années… » L’humain détourna le regard, puis soupira.

« Ouais, ça c’est sûr. »

« Je travaillais* pour les services secrets. Et je n’ai jamais été d’accord avec leur façon de faire de toute manière. »

« Ooh, un robot rebelle ! »

« C’est justement pour cette raison que j’ai été jeté aux ordures. »

Comme si des mots auraient été superflus, ils se turent. Ils avaient tous deux eu une vie difficile, et ils en avaient conscience sans que l’autre ait besoin de le formuler explicitement, un bref résumé avait suffi, le reste était à ressentir et à penser. Ils n’étaient pas bêtes, ni naïfs.

Voulant changer de sujet pour dissiper la lourdeur de l’air ambiant, marx reprit la parole d’un ton plus léger.

« Mais dis, je vais pas tout le temps t’appeler B612 quand même ? »

« Comment veux-tu m’appeler ? »

« Mmh, wait a minute… J’ai trouvé : Genesis ! » Un ange passa, le robot cherchait une explication.

« Parce que je n’ai pas de géniteur ? »

« Non, parce que j’aime bien le groupe Genesis~. »

Chapitre 4 :

« Hey, vous là ! »

« Arrêtez-vous ! »

« Ouuups ! »

Sans prendre le temps de finir le sandwich qu’il venait de chaparder, Marx se mit à courir, sans cependant afficher la moindre trace d’inquiétude ou de peur, comme s’il s’agissait d’un jeu. Sautant souplement pardessus un muret.

« Tu pense pouvoir le faire, Geny ? »

Sans même répondre, la longue silhouette vêtue d’un long manteau noir passa le muret, ses pieds rencontrant souplement le sol avant qu’il ne se remette aussitôt à courir, rattrapant sans difficulté son partenaire.

« Ne me sous-estime pas, s’il te plait. »

« Oh, sorry ! » Fit alors le blanc, moqueur, alors qu’il entendait derrière eux les cris des policiers leur ordonnant de s’arrêter, il accéléra alors un peu le rythme, son sourire ne quittant pas ses lèvres d’où dépassait le batonnet d’une sucette à la fraise. « Ils ont l’air de s’accrocher plus que d’habitude aujourd’hui ! Ils ont bu autre chose que du café pourri ? »

« Il semblerait que leur intérêt pour nous se soit accru dernièrement. »

« Yeah, kinda… »

Continuant de courir, ils bifurquèrent brusquement dans une autre ruelle, entrant dans un dédale qui leur donnait un aventage certain, connaissant les lieux très certainement mieux que leurs poursuivants. Mais alors que le blanc passait à droite, le robot l’appela soudainement pour le suivre à gauche.

« Oups ! »

« Tu te trompe toujours à ce niveau-là, c’en devient inquiétant. »

« Tu sais que j’confonds toujours ma droite de ma gauche ! »

« … » Il y avait des fois où il valait mieux ne rien dire, surtout face à certaines répliques du voleur, Genesis les connaissaient par cœur, ces moments-là.

Sans même vérifier leurs arrières, ils s’arrêtèrent à un cul de sac où semblait être aménagé sommairement un abri grand pour deux, avec un rangement bricolé pour conserver la nouritture et même un petit chauffage à gazoil.

« I’m home ! »

« Marx, il n’y a personne. »

« Je sais, c’est pour faire illusion. » La machine soupira.

Très vite, une routine s’était installée entre eux, après que le prototype RI B612 n’ait décidé d’accompagner son ange dans sa vie mouvemantée et chaotique, mais même s’il se plaignait parfois -souvent-, il n’était pas déçu. C’était un rythme de vie fondamentalement différent de ce qu’il avait connu depuis sa création, ç’avait donc été très étrange pour lui de découvrir le quotidien de l’humain, mais il n’avait pas tardé à s’y adapter, et aujourd’hui il n’avait pas honte de dire qu’il avait trouvé ce qui pourrait être apparenté à du bonheur, malgré tout ce que les gens pourraient dire, il était convaincu que beaucoup d’humains, même à l’abri de tout besoin, avec un bon travail et beaucoup d’argent, ne connaissaient pas le bonheur qu’il connaissait lui, à voler et à se cacher. Il concevait que sa vision pouvait être étrange, mais il ne prétendait pas avoir la même que les êtres réellement vivants, sa conception même du bonheur devait être différente, mais au fond qu’importait.

Marx Ebott. Ce jeune homme blagueur et au sérieux douteux lui avait insufflé, d’une façon ou d’une autre, sa joie de vivre, une joie qu’il avait si peu eu l’occasion de voir.

Le monde dans lequel ils vivaient n’était pas rose, c’était bien tout le contraire, et la bonne humeur semblait éradiquée des visages, des paroles et des actes. Il ne s’en était pas frocément bien rendu compte à l’époque, mais maintenant le constraste était assez grand pour lui ouvrir clairement les yeux.

On pouvait dire qu’ils formaient une drôle de paire : un criminel orphelin banni de la société quasiment à la naissance, et un robot fabriqué de toute pièce par les Services Secrets, jeté car il avait été trop humain. Et ils avaient été réunis par le Destin.

Si Genesis avait pu sourire, il l’aurait fait. Qui aurait cru qu’un jour, il puisse penser sincèrement que quelque chose de majeur se soit produit dans son existence, dicté par une conception aussi abstraite que le Destin ?

« Aaaah ! I’m soooo hungry ! »

« Tu n’as pas fini ton sandiwch tout-à-l’heure. »

« Ah merde, c’est vrai. »

« Tu aurais dû. Avec ces policiers à nos trousses, nous ne pourrons pas circuler aussi librement que d’habitude. Nous devons être prudents. »

« T’inquiète, ça va ! »

« Marx, c’est sérieux cette fois ! »

« Don’t worry bro ! Ça ira ! Avec toutes les années de fuite que j’ai à mon actif, tu peux bien me faire confiance, non ? »

« … »

Il y avait des fois où il valait mieux ne rien dire, celle-là en faisait partie. Il avouait qu’il devait lui faire confiance, au vu de son expérience dans le domaine, mais il avait un mauvais pressentiment à propos de ça…

…. A moins que ce ne soit qu’une nouvelle saute d’humeur ? Il baissa légèrement la tête, synonyme chez lui d’un soupir.

« Un problème, Geny ? »

« Non, aucun. Et arrête de m’appeler Geny. »

« Tu m’appelle bien Yôgen, toi. » le robot détourna la tête.

« …Ce n’est pas pareil, et ça ne se prononce pas comme ça. »

« Mouais. C’est en quelle langue ça déjà ? »

« Japonais. C’était la langue d’origine de la voyante. » Evidemment il lui avait raconté, il ne pouvait sciemment pas garder cela pour lui, surtout après la frayeur qu’il avait dû lui faire à son réveil.

« Et biensûr, en bon robot hyper sophistiqué, tu comprends et parles cette langue courrament, isn’t it ? »

« Exact. »

« So annoying ! »

Passant ses mains derrière sa tête, le blanc s’appuya contre le mur, soupirant à s’en fendre l’âme, alors que son estomac continuait de grogner. Lorsque soudain il sembla se rappeler de quelque chose.

« Oh, I almost forgot ! J’ai réussi à dénicher ça ! » Fouillant un instant dans ses poches sous le regard interrogateur de son ami, il finit par en sortir ce qui ressemblait à une cigarette, victorieux.

Ou plutôt, un joint.

Genesis manqua de se facepalm.

« Marx, combien de fois je t’ai ds que ces choses sont tout sauf bonnes pour la santé. »

« Mais on s’en fout ! Ca fait kffer, c’est l’essentiel ! En plus c’est un échantillon gratuit ! »

« J’espère bien que c’est gratuit, si tu avais dépensé le peu d’argent qu’on économise depuis des mois sois sûr que je ne t’aurais pas laissé t’en sortir aussi facilement. »

« Roh, relax ! Sérieux c’est dommage que tu puisses pas fumer toi, ça te détendrais un peu tiens ! »

« C’est plutôt une chance que je ne puisse pas… »

C’était la xième fois que le jeune homme obtenait des échantillons de drogue, soit-disant pour tester, mais au moins il n’avait jamais passé le cap de la véritable consomation. Cela intriguait d’ailleurs le robot, il y avait dans sa base de données des informations avérées que la drogue était addictive, pourtant il n’avait jamais vu Marx devenir dépendant… Peut-être quelque chose de génétique, qui sait…

Fouillant dans le bric-à-brac qui tenait plsu du dépotoire qu’autre chose, le voleur trouva finalement un briquet potable et s’installa confortablement contre le mur, allumant le petit bout de papier avant de tirer une bouffée salvatrice.

« C’est une nouvelle herbe que des gamins ont cultivé sur leurs balcons crasseux, comme quoi la moisissure peut donner un bon effet ! »

« Fais attention à ne pas attraper une quelconque maladie non plus. »

« T’inquiète. »

Le temps passa lentement, le blanc appréciant doucement les effets de la drogue qui commençaient déjà à le faire planer. Bientôt un rire béat lui échappa. Il se retourna vers Genesis, inquiétant ce dernier quant au vide qu’il voyait dans ses yeux changeants.

« Diiis, Genyy… Tu veux vraiment pas esssayer ? » Tandis que l’humain approchait, la machine reculait.

« Non merci, tu sais que ça ne sert à rien. »

« Alleeeez, on saura pas sans avoir essayé ! »

Attrappant le morceau de papier roulé, le criminel l’approchait maintenant dangereusement de ce qui servait de visage au PRI.

« Marx arrête. »

« Ça va être marrant ! Fais pas ton effarouché ! »

Malgré tous ses efforts pour se dérober, alors que ses dents crochues se séparaient pour laisser à nouveau s’échapper une réplique, la main experte du blanc y glissa la cigarette. Aussitôt l’organisme métallique du robot se mit en alerte, la fumée envahissant les circuits de son unité mère, il dût couper en urgence ses sens pour se concentrer sur le problème, laissant ainsi un écran noir envahir sa vue et les deux lueurs lui servant d’yeux s’éteindre. Il fut victime d’un black-out, et ne sentit pas le corps inconscient de son ami s’écraser sur lui.

Chapitre 5 :

Lorsqu’il put reprendre consicence, se rallumant après n’avoir plus détecté de problème majeur, Genesis activa sa vue, mais ce qu’il vit autour de lui ne ressemblait en rien à l’endroit où ses derniers souvenirs enregistrés lui disaient qu’il se trouvait lors de son black-out. L’avait-on déplacé ? Où ? Et cela serait synonyme de kidnapping, soudain paniqué, il chercha du regard sa prophétie, et le trouve tranquillement endormi à ses côtés, ses lunettes reposant près de sa tête. Calmé, il prit le temps d’observer ce qu’il y avait autour de lui, mais ce qu’il vut élimina toutes les possibilités qu’il aait envisagé quelques secondes auparavant.

Tout était blanc, entièrement, pas une seule tâche ne venait gâcher ce tableau immaculé, ou peut-être seulement eux. Une analyse rapide du sol lui fit savoir qu’il était comme cotonneux, nuageux. C’était plus qu’étrange, Genesis ne comprenait pas, aucune théorie ne lui vint en tête. Si ce n’est…

« Un rêve… ? »

Doucement, il tenta de réveiller Marx qui grommela des plaintes incompréhensibles avant de daigner ouvrir un œil, puis se relever sur un coude.

« Que… On est où là ? » Sa voix pâteuse et ses yeux encore voilés montraient que l’effet de la drogue ne s’était qu’estompé, et n’avait pas encore disparu. Cela ne faisait donc pas bien longtemps qu’ils étaient là, cela rassura quelque peu le robot.

Soudain, une ombre apparut devant eux, se dévoilant, lorsque la machine prit le temps de l’observer, sous la forme d’un squelette recouvert d’une cape, tenant une faux.

Yume no Sekai… Le monde des rêves, l’idée du rêve n’était donc pas fausse mais… Que les amenait-il là ? Loin de leur monde, sans aucune raison apparente et surtout sans qu’ils ne l’aient demandé ? Il se tourna vers Marx pour connaitre sa pensée sur ce qui leur arrivait, seulement…

« Woo, cette herbe déchire sa race, sérieux ! And this skull is so sexy ! »

***
La chut jusqu’à la terre ferme fut douloureuse pour le derrière de marx, mais elle aurait pu l’être encore plus si Genesis n’avait pas manage pour amortir le choc. Ils se relevèrent, soupirant, la vue de sa vie défilant devant ses yeux ayant définitivement sorti le blanc de sa transe particulièrement gênante, et Genesis envisageait déjà toutes les forumules d’excuses qu’il pourrait sortir s’il venait à recroiser le fameux squelette.

Une fois debout, un coup d’œil autour d’eux leur donna presque l’impression d’être dans une certaine ville du désert Américain dont Marx avait tant entendu parler…

« Las Vegas ! We’re in Las Vegas Geny ! »

« Calme-toi, Marx, les gens nous regardent autour… »

« Ouais, avoue que c’est surtout toi qu’on fixe ! »

« … »

Il y avait des fois où il valait mieux ne rien dire, là, Genesis était bien plus occupé à observer ce qui les entourait pour répliquer quoi que ce soit. Contrairement au blanc, le robot s’était déjà rendu dans la ville mythique du Nevada, bien qu’elle ne ressemblât plus beaucoup à ce à quoi on l’apparentait dans les vieux romans des années deux-mille-cinquante… Et il devait avouer qu’il y avait un air de ressemblance : tous les casinos, les rues illuminées qui ne laissaient presque pas deviner que la nuit était tombée, l’argent qui coûlait à flot… Tout le contraire du milieu où ils vivaient avant, l’antipode même.

« Ow god, Geny tu vois ça ? It’s awesome ! »

« Marx… »

« Tout c’t’argent ! On a enfin notre chance de changer de vie, c’est pas fabulous ? »

« Attends, Marx… »

Un malaise étreignait le robot, pour une raison qu’il ignorait, ou qu’il connaissait trop bien : il ne voulait pas que leur vie change. Lui qui n’en avait que faire des biens materiels, il avait appri à apprécier la vie qu’il avait gagné auprès du blanc, de sa prophétie… Si elle venait à changer…

Soudain il croisa les yeux de l’humain qui avait retiré ses lunettes, lui dévoilant ses yeux ayant viré au doré, il le regardait comme s’il le transperçait, qu’il lisait en lui comme dans un livre ouvert, s’il avait pu frissonner il l’aurait fait. Mais l’expression sérieuse qu’arborait le criminel se dissipa rapidement, pour en laisser apparaitre une autre, tout aussi inhabituelle. Un air sûr de lui, un sourire assuré, et une phrase lancée, alors qu’il se retournait, mains dans les poches pour en tirer une sucette à la fraise qu’il enfourna entre ses lèvres.

« T’inquiète pas, gros tas de ferrails au grand cœur. Tout ce que je veux maintenant, c’est gagner du fric. Mais ce sera moi qui le boufferais, pas l’inverse ! »

Tout était dit, Genesis, d’abord immobile, baissa légèrement la tête, synonyme de soupir, puis le suivit.

L’aventure pouvait commencer.


Derrière l'écran

D'autres personnages t'appartiennent sur Yume no Sekai ? :Akashi Seijuuro-sama o/.
Comment as-tu découvert ce forum ? : Par la force Divine ?
Code caché : Bienvenue, jeune avanturier, dans le monde de Yume no Sekai.
Autre chose ? : OH MY GAY ! #Nanodayolo.

© FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Créatrice
Rang
Rang
avatar

Messages : 193
Date d'inscription : 12/02/2016
Age : 19
Localisation : Dans la Tour

Inventaire
Objet: Aucun

MessageSujet: Re: Où sont les pépéttes ? [DC]   Mar 26 Juil - 18:29

Vous voici validés par moi et Dead, Soyez la Bienvenue sur Yume No Sekai et bonne aventures, bon courage aussi, vous en aurez bien besoin au royaume de la fortune et du déficit total.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Où sont les pépéttes ? [DC]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Pourquoi les pommes sont-elles rondes ? (PV - Kallo Hone)
» Pourquoi les nègres sont-ils des xénophobes?
» ILS SONT DEVENUS FOUS! Est-ce que je mène une campagne contre Aristide au Forumh
» Ah bon ? Les Haïtiens sont des canibales !
» Cours n°1: Les moldus sont primitifs

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Yume no Sekai :: Créer votre aventureTitre :: Les personnagesTitre :: Fiche ValidéeTitre :: Rosa-
Sauter vers: