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 Ecrits de l'univers d'Ethraz

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Vaessios Galown

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MessageSujet: Ecrits de l'univers d'Ethraz   Sam 21 Mai - 16:42

Extraits des mémoires d'Emmanuelle, vampire Blanche

Nous finîmes par arriver à une grande porte en bois sculpté. Il y avait de très belles décorations, rappelant toujours le symbole de cette ville. Nous nous arrêtâmes, Abigaïl me regarda, je le fixais en retour, il se retourna et ouvrit les portes qui donnaient sur une cour semi-intérieure. Mes yeux s’agrandirent en voyant la taille de la pièce et les soldats qui s’entraînaient en différents groupes. Tout au fond, dans la zone ouverte, les archers, et Elisabeth, en plein entraînement. Comme moi, ses vêtements étaient neufs, et semblaient plus résistants, tout en restant souples. Elle était entourée de deux archères, une elfe et une naine, qui observaient ses gestes. Elles semblaient toutes deux impressionnées par la technique de la jeune fille. Elle prit d’un geste rapide et précis une flèche dans le carquois qu’elle portait, banda son arc avec la flèche, resta en suspension durant quelques millièmes de secondes, concentrée, et tira sur une cible à cent mètre. Durant son vol, de petites étincelles apparurent autour de la partie métallique, avant d’aller se planter à un ou deux cercles du centre de la cible. Elle fut rapidement suivie d’une deuxième flèche, qui ne se planta pas loin de la première. La troisième flèche s’embrasa en plein vol et vint se ficher presque au centre. L’archère suait légèrement, dû à sa concentration, et elle sourit, alors que ses deux mentors la félicitaient tout en la conseillant sur sa façon de tirer et sa position.
A gauche, derrière les archers et un peu plus en intérieur, Mickaël tenait qui semblait lourde, tout comme sa nouvelle armure, face à un autre chevalier qui lui montrait des mouvements, les deux entourés de chevalières, droites, les bras croisés, en un rond presque parfait. Elles semblaient toutes sévères, prenant très au sérieux la tâche qui leur avait été confiée. Mickaël se mit en garde, après l’entraineur, et fit une suite de mouvements offensifs. Les épées tintèrent quand elles se rencontrèrent, une gerbe d’étincelle s’échappant de la confrontation de métal. Après quelques secondes, et sur ordre de l’une des chevalières, ils se reculèrent et se remirent en position. Mon camarade semblait essoufflé, mais déterminé à apprendre. Cette fois, il fut celui sur la défensive, et réussit à parer l’attaque, sa lame s’étant légèrement illuminée. L’attaquant avait écarquillé les yeux, étonné, les chevalières se regardèrent, hochèrent la tête, et l’une sortie du cercle pour remplacer celui qui entrainait jusque-là, ce dernier semblant soudainement en colère.
En face du groupe de chevaliers, quoiqu’un peu décalé, je vis Lo’Han, Line et trois autres mages. Ils semblaient discuter, tranquillement, jusqu’à ce que Line fasse sortir un projectile d’eau d’un bâton dont elle avait été muni. Le projectile fonça vers Lo’Han, qui para avec un bouclier qu’elle invoqua à l’instant même, avant de répliquer avec une boule de feu qui alla vers un des autres mage. Ce dernier tenta de l’arrêter avec son bâton, mais il se rata et se prit la flamme en plein visage. Il hurla de surprise, mais ne sembla pas se mettre à brûler. De la magie pure, ou une illusion ? Ma camarade se déplaça et attaqua à nouveau, visant ses quatre adversaires avec des lianes. Elle saisit les trois jeunes apprentis, l’elfe noire esquivant sans problèmes. Elle n’était clairement pas du genre faible. Elle arrivait toujours à attaquer et à parer, des runes s’illuminant à chaque fois sur son bâton.
Alors que je suivais Abigaïl vers le centre de la salle où se trouvait une table et différents adultes, j’entendis à ma gauche un cri et évitait tout juste Elliott qui venait de se faire projeter. Je jetai un coup d’œil de là où il venait. Il y avait ici et là des tas de foins aplatit et des combattants à mains nues. Il y avait autant d’hommes que de femmes, et je devinais qu’Elliott venait de se faire éjecter par le représentant nain, Egnor. Il avait un sourire tout en restant sérieux, acclamé par d’autres nains et naines qui les entouraient. Mon camarade, toujours torse nu et pantalon de cuir, se releva difficilement, la rage se lisait facilement dans ses yeux. Egnor se remit en position, ses poings bandés de tissus, et fit signe au jeune homme de revenir. Ce qu’il fit en courant et hurlant, comme le bourrin qu’il pouvait être, et se fit rapidement maîtriser. Cette scène me redonna légèrement le sourire. J’étais prête à parier que mon stupide camarade avait commencé à frimer devant Egnor qui, en entendant cela, l’avait mit au défi de le battre, ce que cet abruti avait d’abord refusé, puis, d’une quelconque manière, s’était retrouvé dans le combat. J’entendis le nain rire.

- Allez, si tu arrive à me battre, tu pourras avoir ma fille !

Je le vis indiquer une des naines spectatrices qui sembla s’offusquer. Mon regard s’était déjà détourné quand je l’entendis craquer ses doigts, énervée, et criant un « Alors, comme ça, je ne suis pas à ton goût ?! » Pour sûr, Elliott avait dû montrer un signe de dégoût en la voyant.
Nous arrivâmes enfin au centre de la salle. Il s’y trouvait une grande table ronde en marbre, finement décoré. Mais ce n’était pas cela qui me fit cligner des yeux, le souffle coupé. La table était creusée et dedans se trouvait une projection d’une vallée. Devant toutes les personnes qui entouraient la table, essentiellement des femmes, sur la pierre, il y avait comme des petits écrans qui affichaient la vallée et différent point de couleur, qui se reflétaient dans la simulation en 3D. Durant un instant, je me crus projeté dans le futur, comme dans ces nombreux films de science-fiction. La réalité revint rapidement avec les tenues des personnes debout. Je regardais le « spectacle » quelques instants, sans comprendre. Puis je me rendis compte que c’était un jeu de stratégie. Je clignais encore des yeux et observais le « plateau » de jeu. Les décorations n’en étaient pas. C’étaient des runes qui allaient jusqu’au sol et qui, maintenant que je les observais, brillaient légèrement. Je n’en revenais pas. Comment cela se faisait-il que, dans ce monde, ils étaient capables de ce qui, pour nous, ressemblait plus à un rêve ? Abigaïl posa sa main sur mon épaule, me ramenant à la réalité. Je le regardais puis aperçu Sir Crescis s’approcher. Je me dégageais de la prise du cavalier et me tournais vers le chevalier qui me souriait.

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MessageSujet: Re: Ecrits de l'univers d'Ethraz   Sam 28 Mai - 15:28

Légende d'Aube et Crépuscule :

Venez, mes enfants, il est maintenant l’heure d’entendre l’histoire de l’Aube et du Crépuscule. Venez entendre leur véritable histoire, et apprenez les vrais légendes.
Il y a deçà fort longtemps, à la naissance des Deux Mondes, vivaient deux Dragons : Lenyx et Xynel. Le premier était le plus jeune des deux frères. Il était petit, pour un dragon, juché sur ses pattes postérieur et ses ailes le maintenant en équilibre sur le bout de rocher sur lequel il aimait se tenir. Sa tête avec quelque chose à la fois agressif et innocent, et d’entre ses deux yeux partaient une ligne de pointes qui descendaient jusqu’au bas de sa queue, tout du long de sa colonne. Il était de couleurs pâles, parfois bleu, parfois orange, selon les reflets du Ciel, et ses yeux brillaient d’un éclat de joie pourpre. Xynel était le plus âgé, et sa sagesse se lisait sur ses traits. Il était long et avait des pattes de lions. Il n’avait pas d’ailes, ce qui ne l’empêchait pas de voler. Sa crinière et sa fourrure, semblables à des nuages, étaient toujours de couleurs vives, parfois rose, parfois orange ou bleu pâle, alors que tout son corps n’était qu’un dégradé de bleu ciel à bleu nuit. Son visage souriait toujours, même lorsqu’il était sérieux, et ses yeux illuminaient la nuit, comme la Première Etoile du Soir. Comme n’importe quels frères, ils s’aimaient, se chamaillaient, jouaient et dormaient ensemble, veillant toujours l’un sur l’autre. Ils étaient tout deux sous les ordres de Jour et de Nuit, Elldar et Nodi. Ils étaient chargés de les aider à avancer, comme leur demandait leur mère Temps et leurs frères Saisons.
L’Aube et le Crépuscule était le seul moment où ils se séparaient, et ils se retrouvaient toujours dans leur grotte dans les Montagnes de la Naissance et de la Mort. Ainsi allait leur vie, tandis que, sur la terre sur laquelle ils veillaient, des êtres commençaient ici et là à apparaitre. Certaines étaient apparues naturellement, d’autre étaient des créations divines. De temps à autres, les deux Dragons descendaient à leur rencontre, curieux. Là où Xynel se liait d’amitié avec des créatures purement terrestre, Lenyx était plus porté sur les aquatiques. Malheureusement, ils n’avaient pas le droit de rester longtemps en ces lieux dédié aux mortels. Ainsi était l’une des règles principales pour la survie de tous. Avenir les avaient prévenus que, si les divins restaient trop longtemps sur les Terres, certaines espèces chercheraient à les tuer, et certaines y arriveraient. Et Passé ne cessait de rappeler l’incident d’Equilibre et de Chaos qui avait failli tous les tuer avant leur naissance. Tous le savaient. Certains s’en fichaient, ils ne descendaient jamais. D’autres, comme les deux Dragons, regrettaient que cela puisse arriver, ces êtres vivants étaient si attachants…
Les années passaient, et rien ne changeait vraiment. Peu d’évènements réellement intéressants arrivaient en ces temps de paix. Paix qui n’allait point durer, qui allait se briser avec une petite bataille qui, seule, était inoffensive.
C’était le début du cinquième Frère Saison. Les feuilles des arbres se teintaient de couleurs froides, les amours allaient commencer à s’enflammer. Depuis deux Frères Saisons, Lenyx avait remarqué des absences de son frère, qui se faisaient à chaque fois plus longues. Assit sur son rocher, les ailes ouvertes, il regardait les cieux. C’était à Xynel de faire arriver la nuit, et il n’allait pas tarder à arriver. Normalement, cela ne prenait pas longtemps, surtout à cette période-ci de l’année. Et pourtant… pourtant il revint beaucoup plus tard, la Lune étant presque au milieu du Ciel. Lenyx fonça vers son frère, voulant jouer ! Mais celui-ci refusa, il était fatigué. Habituellement, cela n’aurait pas étonné le cadet, Nuit était presque comme un tyran et leur demandait parfois des choses incroyables, mais cela faisait quelques temps que son ainé revenait fatigué. Il fit comme si de rien n’était, et descendit vers les terres mortelles, prétendant aller jouer. En vérité, il suivait la route inverse qu’avait prit son frère. Il sentait son odeur à travers les bois, et se faufilait entre les fougères comme un serpent. Il entendit du bruit venant d’une clairière et se plaqua au sol, allant voir ce qu’il se passait. Et ce qu’il vit l’étonna.
Jour était avec une créature terrestre d’une grande beauté reptilienne. Ce n’était guère une bonne nouvelle, Jour étant censé être marié à Nuit. Pourquoi était-il (ou elle, impossible de savoir si Elldar était un homme ou une femme) ici ? La réponse était évidente, même pour Lenyx, mais cela le dépassait, il ne comprenait pas comment on pouvait faire cela avec une personne qui ne faisait pas partie du mariage. Il attendit quelques minutes après que Jour soit parti pour aller voir la créature. Son étonnement se fit encore plus grand. Sur elle, elle portait fortement l’odeur de Xynel. La reptilienne le regarda, étonnée de leur voir ici et sembla s’inquiéter. Les avait-il vus ? Le dragon fit semblant d’être tout juste arrivé, suivant l’odeur de son frère. Son interlocutrice rougit et eut un gloussement quand il lui avoua son étonnement sur le parfum de la jeune personne qui était semblable à celui de son ainé. Elle eut un hochement de tête, souriant, et lui avoua qu’ils étaient ensembles, qu’ils étaient tombé amoureux l’un de l’autre il y a longtemps. Les yeux du dragon s’ouvrirent en grand. L’étonnement grandissait toujours plus ce soir, mais son cœur se serra presque aussitôt. Il avait vu une chose qu’il n’aurait pas dû voir. Si il arrivait à mentir, il savait qu’il ne pourrait pas faire de même avec son frère. Il discuta un moment avec la reptilienne, voulant la connaître aussi, en tant que, peut-être, futur beau-frère. Et plus la discussion avançait, plus il comprenait pourquoi son frère l’aimait. Elle était d’une grande intelligence, rusée comme un renard, mais d’une grande bonté tout de même.
L’heure avançait, et ils durent se séparer. Lenyx se sentait mal avec tout ce qu’il avait apprit. Il n’arrivait pas à s’expliquer pourquoi elle avait ainsi trompée son frère. Avant de se rappeler toutes les rumeurs sur Jour. Ce ne serait pas la première fois qu’une femelle ou un mâle tombe dans ses bras, les charmants. Il n’y avait jamais fait attention, mais il se rendait compte aujourd’hui de l’impact de la chose. Comment annoncer cela à son frère ? Sur le chemin du retour, il croisa un autre divin. Il était aussi grand que lui, roux et blanc, de grandes oreilles toujours attentive, et trois queues fines se finissant en pointes de poils et quatre paires d’yeux noires sur son visage qui portait un très long museau. C’était Savoir. Lui aussi, on ne pouvait rien lui cacher, et il devinait tout dès que vous croisiez son regard. Aucunes paroles ne furent prononcées, si ce n’était un « Bonne chance » de la part du roux. Oui. De la chance, il en aurait besoin. Il ne savait pas vraiment comment allait réagir son frère, mais le pire serait Nuit. Il (ou elle, à nouveau), n’aimait pas les secrets. Surtout pas ce genre de secrets.

Le cœur lourd, le jeune dragon s’envola pour les Montagnes. Il allait y arriver quand on l’appela. C’était à son tour de faire passer le Jour. Il n’avait même pas eut le temps d’aller voir son frère. Il secoua la tête et se dirigea vers les Cieux, là où se trouvaient les résidences de la plupart des divins. Il entra dans les appartements de Jour pour suivre les instructions. Aujourd’hui, rien d’exceptionnel. Il prit les nuages, la rosée et le bleu pâle dans un sac et se dirigea vers la sortie. Une main attrapant et serrant son cou l’arrêta. Il tourna lentement la tête, terrifié par le sourire de Jour. Un sourire calme, et pourtant si colérique et haineux. Il tendit son autre main vers la tête du dragon, et, tout en le prévenant de ne raconter cela à personne, lui bloqua la possibilité d’avouer ce qu’il avait vu. Après s’être assuré que son sort se soit bien enclenché, Elldar relâcha Lenyx dans un rire. Ce dernier s’enfuit à toute vitesse de ce lieu. Et ce matin-là, la rosée était mélangée aux larmes du dragon.
Lenyx ne revint pas au domicile, et alla se cacher près d’un lac terrestre pour y pleurer sa peur et sa colère contre ce dieu. Alors qu’il se calmait légèrement, il entendit du bruit dans l’eau. Il se redressa pour regarder ce qu’il se passait. Il vit une multitude de poisson se réunir près du bord, le regardant avec bonté et, doucement, un Esprit d’eau apparut. Elle venait tout droit du Deuxième Monde, ce lac en étant une de ses portes. Elle approcha du jeune dragon, et lui enlaça doucement le museau. Une vague de chaleur le parcourut et il se calma. Elle voulut savoir ce qu’il se passait, et quand il voulut parler, rien ne sortit. Il retenta de parler, et put dire qu’il se nommait Lenyx, mais il ne pouvait pas raconter ce qu’il avait vu. Le sort marchait bel et bien. De nouveau, des larmes coulèrent sur ses écailles, et l’Esprit aquatique les récolta. Elle se retourna vers le lac et les fit se fondre dans l’eau. Les poissons s’animèrent et s’étalèrent sur la longueur du lac qui, bientôt, prit l’apparence d’un miroir. La scène y apparut, le souvenir encore bien présent et distinct dans la tête du jeune dragon. Il regarda cela, étonné. Il avait déjà entendu dire que les Esprits étaient puissant, voir plus que les dieux et divins. Ce qu’il voyait le confirmait. Il n’avait jamais entendu parler de ce phénomène. Il était à la fois fasciné et effrayé par cela. Il regarda l’Esprit, l’expression sur son visage était triste. Cela la touchait d’une certaine manière, surtout quand elle apprit que la créature reptilienne était avec l’ainé du dragon. Ce dernier releva la tête. Quelqu’un venait de l’appeler.
Xynel était parti à la recherche de son frère, ne le voyant pas revenir. Et il l’avait trouvé près du lac. Et lui aussi avait vu la scène. Il se posa au sol, en état de choc, et regarda la suite, son frère s’étant recroquevillé. Au moment où il allait lui demander pourquoi il n’était pas venu directement le voir, la scène de Jour l’appelant et l’empêchant de parler apparut. L’ainé fixait cela. Ses pensées s’étaient arrêtées, sa volonté aussi, et son cœur hésitait entre exploser de désespoir ou de colère. Ce ne fut que lorsque l’Esprit rompit le sort qu’elle avait lancé sur le lac qu’il revint à lui. Il regarda son cadet, effrayé, triste. Il était aussi choqué que lui, mais pas aussi abattu. Il secoua la tête, remercia l’Esprit qui repartit dans le Deuxième Monde, et s’envola pour les Montagnes. Lenyx le suivit en silence. Il comprenait que pour le moment, il ne pouvait rien faire. A peine avaient-ils touchés le sol de leur domicile que son ainé éclata en sanglot. Le cadet hésita et approcha pour le réconforter dans un câlin. Ils restèrent ainsi pendant tout le reste de la journée, et aucun des deux ne bougea lorsqu’on les appela pour faire passer Nuit.
D’ailleurs, se fut ce dernier qui vint directement chez eux, ne les voyant pas arriver. Mais il ne pensait pas tomber sur deux Dragons désespérés, voir anéantit. Il était certes sévère, mais c’était bien la première fois qu’il les voyait comme ça, et une inquiétude commença à prendre place au lieu de sa colère. Ce fut le plus jeune qui réagit d’abord et approcha du dieu qui fronça les sourcils en voyant le sort de son mari sur lui. Il le brisa, mais le cadet semblait encore hésiter. Il regarda son frère qui hocha la tête. Oui, il devait raconter ce qu’il se passait. Alors il raconta. Lenyx fut le premier a officiellement confirmer les rumeurs sur Jour, et sûrement sera-t-il le dernier. Il tremblait à cette idée. Bien qu’il ne sache plus par lequel être effrayé quand il vit Nuit entrer dans une colère noire. Il leur ordonna de rester chez eux et lança un sort sur le domicile pour empêcher Jour de venir les voir et s’envola vers les Cieux. Les deux Dragons se regardèrent et rapidement, le jour et la nuit se bataillait le ciel.
Personne ne sut combien de temps cela dura, ni le résultat de cette dispute. La nuit prit finalement la place du jour. La nuit la plus sombre qu’il ait pu y avoir depuis le début. Et elle dura longtemps. Personne n’appelait les dragons, cloîtrés chez eux. Lenyx était celui qui sortait le plus souvent sa tête de leur domicile, pour voir comment avançaient les choses. Xynel restait au fond, en pleine dépression. Aube gardait l’espoir là où Crépuscule l’avait perdu. Jusqu’à une visite inattendue…
La créature reptilienne avait été délaissée et se laissait dépérir. Elle avait comprit ce qu’il se passait et s’en voulait terriblement. Elle aurait voulu être plus forte face à ce dieu. Mais elle n’avait pu résister, comme tous les autres. Et elle voyait son ventre gonfler toujours un peu plus chaque jour. Elle avait peur, et les autres l’avaient fuie. Alors pourquoi lui vint-il l’idée d’aller voir les dragons ? Peut-être un besoin de pardon, de le revoir… Elle n’en pouvait plus d’être seule. Elle sortit de la forêt, à la recherche des Montagnes, mais la réalité revint bien vite. Elles étaient inaccessibles pour une mortelle comme elle. Fixant l’horizon, elle pleura, impuissante. Elle sentit un souffle sur son cou et se retourna pour se retrouver nez à nez à Savoir. Il était assit au dessus d’elle, la protégeant de la pluie qui tombait, la regardant avec douceur. Il ne dit rien, regardant lui aussi le lointain, et attendit que la pluie s’arrête pour s’allonger à côté d’elle. Sa fourrure était sèche tout en état brillante. Il l’invita à grimper sur son dos, ce qu’elle fit après une hésitation. Savoir grandit et bondit en direction des Montagnes. Ce fut un long chemin, les deux Dragons étant perchés sur une corniche. La reptilienne profita de ce voyage. Tout du long, elle n’avait ressenti aucun besoin primaire, comme si quelque chose la nourrissait, la gardait en vie. Elle n’avait plus peur, elle n’était plus triste. Un simple soulagement constant.
Le divin roux posa finalement ses pattes sur l’extérieur du domicile des deux Dragons et s’allongea à nouveau pour laisser descendre la femelle, avant de repartir sans un mot. Elle le regarda s’éloigner et se tourna vers l’entrée. Son cœur se mit à battre beaucoup plus vite et beaucoup plus fort alors qu’elle en approchait. Elle entendit des bruits de pas approcher, et vit Lenyx sortir. Il la regarda, étonné, et lui demanda ce qu’elle faisait ici, avant de remarquer son ventre. Si il avait eut des sourcils, il les aurait froncé. Toutefois, il la fit entrer dans leur antre et la mena à Xynel. Il les laissa tout les deux, après s’être assuré que tout allait bien, mais elle le retint. En sanglotant, elle leur demanda pardon, avant de leur demander une faveur. L’enfant qu’elle portait, qu’importe qui était le père, elle voulait qu’ils le tue. L’ainé se redressa brusquement, refusant de faire cela. Même si le père était Jour, il ne pourrait jamais tuer un enfant. Le cadet regardait ailleurs, ne sachant que répondre. Ils décidèrent de la garder avec eux. Ils ne savaient pas pourquoi la nuit restait, bien qu’ils se doutaient que le jour avait été enfermé. Ils craignaient sa colère, et savaient que la reptilienne risquait gros aussi. Ils devaient la protéger, et avec la barrière qu’avait lancé Nuit, c’était le seul endroit où elle pouvait vraiment se réfugier.
On finit par appeler les dragons. La créature n’avait toujours pas accouché, mais le terme était proche. Après avoir vérifié que tout allait bien, les deux Dragons se rendirent aux Cieux, où Nodi les attendait. Ils furent choqués de son état. Il était extrêmement maigre, fatigué, mais toujours en colère. Il leur expliqua qu’il avait réussi à enfermer Jour comme punition, mais il avait réussi à s’enfuir. Il avoua aussi être trop fatigué pour pouvoir garder la nuit plus longtemps, alors il leur demanda de faire apparaître le jour. Elldar lui-même n’avait pas besoin de diriger cela, ils le savaient tous, mais sans son accord, ils ne savaient pas quand Nodi pourrait redemander la nuit. Alors ils s’exécutèrent, bien plus préoccupé par l’état du dieu qu’autre chose. Le soleil revint éclairer les terres mortelles comme jamais il ne l’avait fait auparavant. Deux Frères Saisons s’étaient écoulés depuis la dispute, et l’état des mortelles était terrible à voir. Il y avait des morts de partout, la vie s’étant échappée de ces lieux. Pire encore, les arbres éternels avaient perdu leurs feuilles et se recroquevillaient sur eux-mêmes, en manque de lumière. Tout cela allait mettre du temps à revivre, et ceci inquiétait les dragons. Ils retournèrent déposer les affaires aux Cieux, avant de redescendre chez eux.
Quelle horrible surprise les attendait. Jour était là, dos à l’extérieur, la créature reptilienne à ses pieds, en pleurs. En allant se reposer, la barrière de Nuit était partie aussi. Ils n’étaient plus protégés. Ils se précipitèrent, quand Elldar se retourna lentement, son visage plein de haine. Dans ses bras, un bébé dragon terrestre. Il regarda Xynel, tout son être brûlant d’une vive colère.

« -Bravo, dragon du Crépuscule, tu as gagné… mais cela ne restera pas sans conséquences. »

Il porta sa main sur le corps du nouveau-né et le brûla. Xynel poussa un hurlement en lui fonçant dessus pour sauver l’enfant. Mais il fut repoussé par une vague de rayons solaires qui faillirent le faire tomber de la montagne. Le nouveau-né criait sa douleur, montrant ainsi qu’il était toujours en vie, mais Jour sembla s’en ficher. Il le lâcha et se tourna vers Lenyx, avec la ferme attention de le tuer. Le dragon recula, horrifié, et s’enfuit. Au moins le dieu se préoccupait-il de lui et non de son frère et de sa progéniture.

Depuis, l’Aube cherche toujours à fuir le Jour, lui-même poursuivit par le Crépuscule, soutenu par la Nuit qui n’en avait pas fini avec son mari. La reptilienne finit par garder l’enfant qui avait survécu non sans cicatrice, mais elle se donna rapidement la mort. Même si Xynel avait gagné, comme l’avait lui-même dit Elldar, elle ne pouvait pas supporter la vision de l’enfant qui représentait sa traitrise, et elle l’aimait beaucoup trop pour le tuer elle-même. Ce fût Savoir qui éduqua le semi-divin, après l’avoir récupéré dans les bras de la mère morte. Il devint le divin de la Paix Perdue.

Ainsi s’achève l’histoire de l’Aube et du Crépuscule, témoins et victimes de la puissance des dieux. Ainsi s’achève l’histoire de l’éternel renouvellement, mes enfants.

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MessageSujet: Re: Ecrits de l'univers d'Ethraz   Dim 16 Oct - 10:32

Mes amis, il est une histoire que l’on m’a raconté il y a bien longtemps alors que je visitais un village dans les Plaines Bleutées. Il est donc à mon tour de vous la raconter.

« Il y a fort longtemps, quand notre village était le plus prospère à cette époque, un jeune soldat s’est marié à une belle vampire blanche. Elle avait acquit la bénédiction de l’Infant Lune de me pas fondre à la lumière nocturne et artificielle. Elle tenait alors l’auberge Mystère Nocturne. De par sa race, elle avait dû cacher l’intérieur du bâtiment avec de doux voiles occultant, donnant un effet feutré au lieu, et l’avait garnit de cristaux lumineux qui imitait parfaitement la lumière extérieure. Lui était un simple soldat qui veillait sur nos maisons jours et nuits. Il était brave et timide à la fois, sachant obéir quand il le fallait, sachant répondre à d’autres moments. Ils s’aimaient tendrement, chacun veillant sur l’autre. La fête pour leur mariage avait été grandiose, tout le village était en joie. Haine et rancœur n’étaient pas au rendez-vous, tout le monde s’égaya.

Quatre frère mois plus tard, il fut appelé à accomplir une mission pour la Duchesse Bleutée. Chaque guerriers et soldats, sans exception, devait y aller. Il s’agissait de reconquérir une zone qui avait été infestée par une Corruption Verte. Il s’en alla donc accomplir cette quête avec ses compagnons d’armes. L’opération dura bien plus longtemps que tout le monde pouvait le penser et ce ne fut que Cinq Frères Mois plus tard qu’il put rentrer. Hélas ! La peste était passée par là et la mariée n’y avait pas échappé, comme plus de la moitié du village. Mais cela ne lui importait guère, il prit à peine le temps de se reposer qu’il repartait déjà. « Cela est injuste ! » disait-il « Et je m’en vais ramener ma dulcinée dans le monde des vivants ! » Ainsi entreprit-il sa route vers les Montagnes de Vie et de Mort. Ce fût un très long chemin semé d’embuche. S’étant juré de ne pas se raser la barbe avant d’avoir retrouvé sa dulcinée, elle lui arrivait jusqu’au niveau du torse quand il rencontra une dame du nom de Morgiana aux pieds des Montagnes.
« Ah » dit la dame « Qu’est-ce qu’un mortel comme toi fait-il ici ? »

« Ah, ma dame, je m’en vais ramener ma dulcinée dans le monde des vivants »

« Oh, quelle noble quête. Je peux t’y aider. »

« Oh, le feriez-vous ? »

« Oui, mais en retour, tu me donneras ta première fille. »

Il accepta, il ne comptait pas avoir d’enfant, et cela était difficile avec sa femme. Alors la dame lui prit la main et l’emmena ramener sa dulcinée. Ils pleurèrent tout deux chaudement en se retrouvant et comme promit, il ramena sa dulcinée dans le monde des vivants. Mais cela ne plut pas aux villageois restants.

« Et nos hommes ? Et nos femmes ? Et nos enfants ? » Demandaient-ils. Il n’en fallut pas plus pour que le couple soit rejeté du village. Ainsi n’eurent-ils pas d’autre choix que de trouver un autre village dans les Plaines Bleutées. Cela fut plutôt rapide quand on ne parle pas de son histoire et quand on est un grand inconnu. Ils furent chaudement accueillit et on les logea rapidement, car, devinez quoi, elle était enceinte ! Et la priorité était la santé de la vampire Blanche. Ils commencèrent une nouvelle vie, lui oubliant totalement la requête de la dame. Pendant Sept Frère mois, la grossesse se déroula tranquillement et sans problème. Ah oui, si vous ne le saviez pas, les vampires ont un temps de gestation moins long que les humains. Le terme approchait lentement quand la dame fit son apparition dans les rêves du soldat.

« Ah, rappelle-toi de ma demande ! » « Oh, ton enfant arrive bientôt ? »

L’homme n’en parla jamais à sa femme, essayant de trouver une solution seul.

« Bah » pensait-il « Je n’aurais qu’à dire que c’est un garçon et l’éduquerait comme tel ! Elle n’ira pas vérifier »

Quelques jours plus tard, un étrange personnage encapuchonné arriva, demandant asile pour quelque temps. Cet homme-là était un Rhoss, fils du Dieu Chasseur Nocturne. Cela inquiéta la population et surtout les deux parents, car cela coïncidait un peu trop à l’approche de la naissance de l’enfant. Et tout le monde savait que lorsqu’un aîné Rhoss arrivait, c’est que l’un des enfants serait lui aussi enfant du Chasseur Nocturne. Troublé, le père alla parler à l’homme solitaire.

« Hola, es-tu là pour mon enfant ? »

« Hola, non, pas à ce que je sache » répondit l’homme aux cheveux d’argent.

« Ah, cela me rassure. Ma situation aurait bel et bien été compliquée si j’avais dû donner mon enfant à deux personnes ! »

« Ah, qui est donc cette deuxième personne à qui vous auriez dû donner votre enfant ? »

« Hélas, une dame du nom de Morgania ! Elle m’a aidé dans ma quête et demande ma première fille en retour. »

« Hélas, une vie contre une autre, quelle quête demande un si cruel destin ? Et si ton enfant est une fille, que feras-tu ? »

« Eh bien, j’en ferais un garçon ! »

« Eh bien, bonne chance mon ami ! »

Sur ces mots, le futur père s’éloigna, plus ou moins rassuré par les paroles du Rhoss. Il alla prévenir sa dulcinée que tout irait pour le mieux et que, quoiqu’il arrive, qu’elle lui fasse confiance. Ce qu’elle faisait déjà, bien évidemment, son mari était bon et honnête.

Hélas… Durant la même nuit, un orage violent éclata et elle dû accoucher prématurément. Un mélange de joie et de panique enveloppait les maisons environnantes, car on avait peur du mauvais présage amené par le caprice des cieux. A part sa prématurité, l’accouchement se passa bien. Le père fut le premier à prendre sa fille dans les bras. Les larmes aux yeux, il annonça à sa femme que c’était un garçon. Alors qu’il allait passer son enfant à sa femme, l’étranger aux cheveux d’argent entra.

« Toutes mes félicitations, mais je viens vous apporter de bien mauvaises nouvelles. L’enfant est bel et bien un enfant du Chasseur Nocturne. Je sais aussi que c’est une fille et non un garçon, comme tu tente de le prétendre, homme mauvais, et elle ira bien rejoindre dame Morgania. »

« Comment ?! » Pleura le père.

« Il se trouve que la dame que vous avez mentionné est ma mère adoptive. C’est aussi elle qui m’a demandé de venir ici pour vérifier que sa demande était bien complétée. Le fait que la fille aux yeux d’argent soit aussi Rhoss est une pure et malheureuse coïncidence. »

Le père tomba à genoux, impuissant. Il avait beau être un soldat, sa force ne valait pas l’agilité et la rapidité du Rhoss. La mère pleurait toute les larmes de son corps en apprenant le prix de sa propre vie, les sages-femmes frissonnèrent d’horreur en observant la scène. L’étranger prit l’enfant aux yeux d’argent dans ses bras devant une famille implorant de la leur laisser, et il partit sous une pluie battante.

Personne ne se remit de tout ceci, et toutes les affaires que le père pouvait entreprendre échouaient, comme une punition donnée par la dame pour avoir tenté de la duper. On jeta à nouveau le couple maudit hors du village, et ils retournèrent à leur village d’origine avec espoirs. Des rancunes persistaient, mais beaucoup avait pardonné, et même félicité le mari pour avoir eut le courage d’accomplir sa quête.

Les années passèrent, ils eurent un autre enfant, ils réussirent à refaire marcher l’auberge et la chance semblait à nouveau leur sourire. Jusqu’au jour où une guerre éclata entre différents Royaumes. Tout ceux qui savaient et qui étaient capable de se battre durent partir. Le mari n’eut pas d’autres choix que de partir à la guerre, embrassant femme et enfant une dernière fois, leur promettant de revenir bientôt. Mais il ne revint jamais.

La guerre dura de longues années et les dirigeants prenaient des soldats toujours plus jeunes pour aller se battre. La famine s’abattait sur les Plaines et la maladie était proche. Ceux qui refusaient de se battre étaient soit abattu, soit jeté aux oubliettes. Le deuxième enfant grandissant à vu d’œil et allait sûrement se faire enrôler de force. Plus le jour fatidique arrivait, plus la mère se désolait de perde encore un enfant, mais elle n’avait plus aucune force pour se battre contre les soldats. Le jour arriva finalement. Elle avait tenté de cacher son enfant, comme toutes les autres mères, mais ils le trouvèrent facilement. Le jeune garçon était arraché à sa mère quand une flèche vint se ficher dans la tête du commandant. Puis dans celles des autres soldats. Tous tombèrent sans comprendre ce qui venait de leur arriver.
Une figure encapuchonnée sortit de l’ombre, arc toujours en main. D’une voix forte, elle hurla au village.

« Nous, Rhoss, ne supportons plus cette injustice, quelle que soit sa forme. Un enfant ne devrait jamais être enlevé à ses parents, peu importe les raisons. C’est pour cela que moi, Nimue, apprentie de Mwirdin et fille adoptive de Morgania, je protégerais ce village ! »

La Rhoss n’était plus une enfant mais une femme forte aux yeux d’argent. Et elle tint sa promesse, apprenant même à son frère et aux jeunes gens du village comment utiliser l’arc et comment se camoufler dans la nature. Régulièrement, d’autres enfants du Chasseur Nocturnes venaient amener des nouvelles de la guerre et des autres villages. Ainsi, ils faisaient d’une pierre plusieurs coups : ils arrêtèrent la guerre, rendirent les enfants aux parents, changeant ainsi une de leur règle de ne plus le faire, et ils se redonnèrent une bonne réputation.
La paix était revenue, toutefois le frère souhaitait voir une dernière fois son père et lui dire au revoir. La Rhoss aux yeux d’argent l’accompagna jusqu’à un puits d’eau de source pur et tout deux purent faire leur deuil. Après une dernière embrassade, ils se séparèrent et Nimue alla rejoindre son maître et amant. »

L’histoire de l’enfant aux yeux d’argent ne s’arrête pas là, mes amis, mais c’est tout ce que je peux vous raconter pour le moment~ !


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